Publié le samedi 21 mars 2009

L'aile québécoise du PLC se prépare pour des élections

21 03 2009

( Joël-Denis Bellavance - La Presse ) - (Laval) - Les 14 députés libéraux fédéraux du Québec n'auront droit à aucun traitement de faveur. Rompant avec la pratique du passé, le Parti libéral du Canada entend organiser des assemblées d'investiture dans chacune des 75 circonscriptions que compte le Québec à la Chambre des communes.

Résultat : les députés libéraux comme Marcel Proulx, Bernard Patry, Raymonde Folco, Justin Trudeau et autres élus pourraient devoir affronter des adversaires dans leur circonscription respective pour porter à nouveau les couleurs du PLC aux prochaines élections.Même le lieutenant politique de Michael Ignatieff, le député libéral de Bourassa, Denis Coderre, n'est pas à l'abri d'une éventuelle contestation.

C'est M. Coderre lui-même qui a confirmé cette décision aujourd'hui à l'occasion du conseil général de l'aile québécoise du PLC. Le PLC compte aussi tenir des assemblées d'investiture dans l'ensemble des 308 circonscriptions du pays.

Selon M. Coderre, plusieurs candidats ont déjà manifesté leur intérêt de porter la bannière du PLC dans certaines circonscriptions. M. Coderre veut d'ailleurs tenir des assemblées d'investiture dans au moins 10 circonscriptions du Québec d'ici juin. Cela démontre qu'il existe un engouement nouveau pour le Parti libéral au Québec, selon M. Coderre.

En tout, quelque 400 militants libéraux des quatre coins de la province participent à ce conseil général.

«Ce conseil général marque le retour en force du Parti libéral au Québec», a affirmé Denis Coderre.

Les libéraux sont gonflés à bloc à la suite de la parution des résultats d'un sondage dans La Presse démontrant que le Parti libéral mène pour la première fois dans les intentions de vote depuis les élections du 14 octobre.

Ce sondage, réalisé par la firme Nanos entre le 13 et le 18 mars, accorde 36% des intentions de vote aux troupes de Michael Ignatieff contre 33% au Parti conservateur et 13% au NPD. Au Québec, le Bloc québécois se maintient en tête avec 36% des appuis contre 32% au Parti libéral et 19% au Parti conservateur.

M. Coderre a profité de la réunion du conseil général pour annoncer les co-présidents de la prochaine campagne électorale au Québec. Il s'agit de l'avocat Marc-André Blanchard et de la femme d'affaires Denise Verreault.

Il a aussi expliqué que le PLC aura trois plateformes distinctes pour le Québec durant la prochaine campagne électorale : une pour la région de Montréal, une deuxième pour la région de Québec et une troisième pour les régions du Québec.




Obama rejette les critiques de Cheney

21 03 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le président Barack Obama a estimé que la lutte contre le terrorisme de Dick Cheney avait exacerbé le sentiment anti-américain sans rendre les Etats-Unis plus sûrs, rejetant les critiques de l'ancien vice-président, dans une interview à CBS diffusée dimanche soir.

M. Cheney, vice-président de George W. Bush pendant huit ans, jusqu'au 20 janvier, a accusé dimanche dernier Barack Obama d'avoir rendu le pays plus vulnérable en revenant sur les méthodes de détention et d'interrogatoire des suspects de terrorisme, et estimé que la fermeture de la prison de Guantanamo (Cuba) était «une erreur».

«Combien de terroristes ont été vraiment traduits en justice grâce à la "philosophie" promue par Dick Cheney? Cela n'a pas rendu plus sûrs (les Etats-Unis). Ce que cela a fait, c'est la promotion du sentiment anti-américain», a déclaré M. Obama selon un communiqué de la chaîne de télévision américaine, citant des extraits d'une longue interview qui doit être diffusée dimanche dans l'émission 60 Minutes.

Le président a également reconnu que les Etats-Unis n'avaient pas su empêcher les prisonniers libérés de Guantanamo de rejoindre les rangs des terroristes.

Mais il a aussi affirmé que le traitement des détenus de Guantanamo par l'administration de George W. Bush, enfermés pour certains pendant plusieurs années sans aucune inculpation ni procès, n'était «pas viable».

Barack Obama a signé en janvier le décret ordonnant la fermeture d'ici 2010 de Guantanamo et le respect des conventions de Genève.

Néanmoins, une trentaine de détenus poursuivent l'administration Obama devant la justice fédérale pour ne pas respecter selon eux ces Conventions à Guantanamo, une première judiciaire depuis la prise de fonction du nouveau président le 20 janvier.

La réponse du gouvernement est attendue la semaine prochaine.




Turie en Allemagne
Hommage aux victimes

21 03 2009

( LCN ) - Des milliers de personnes ont rendu hommage aujourd'hui, lors d'une cérémonie, aux quinze personnes tuées le 11 mars à Winnenden, dans le sud-ouest de l'Allemagne, par un adolescent qui s'est ensuite suicidé.

Au moins 7500 personnes étaient sur place, alors que tout le pays pouvait suivre la cérémonie en direct à la télévision.

Des bougies blanches brûlaient sur l'autel, une pour chaque victime, qui ont été enterrées dans l'intimité au cours des derniers jours.

Le 11 mars, Tim Kretschmer, 17 ans, amateur de jeux vidéos violents, avait abattu dans son ancien collège neuf collégiens et trois enseignantes, puis trois passants, avant de s'enlever la vie.

Dix jours après la tuerie, les enquêteurs et les familles s'interrogent toujours sur la raison de cette tuerie.




Québec
La culture évalue le financement par le privé

21 03 2009

( La Presse Canadienne - Lise Millette ) - Le milieu culturel anticipe un recul des investissements en raison de la crise économique et cherche à composer avec des sommes amoindries.

En entrevue à La Presse Canadienne, Anne-Marie Jean, directrice générale de Culture Montréal, a indiqué que déjà, les fonds de dotations affectés par les pertes de capitaux, se montrent moins généreux. L'organisme appréhende le prochain resserrement pour l'automne, au moment du renouvellement des commandites. Si la situation économique s'aggrave, la vente de billets pourrait aussi décliner, alors que les consommateurs continueront de réduire leurs dépenses.

Mme Jean avoue cependant que le milieu culturel a toujours été caractérisé par sa nature fragile, d'où l'importance d'être vigilant et de réfléchir sur de nouvelles sources de financement. Parmi les pistes envisagées: la philanthropie individuelle et les commandites privées.

La culture a toujours lutté pour sa survie et selon Robert Léonard, président de Merlicom, spécialisée dans la recherche de commandites, tout le monde va souffrir de la crise et les gestionnaires sabreront dans les budgets et ce, dans tous les domaines.

Il estime que ce n'est pas la première récession qui frappe le Québec et qu'il faut s'adapter à la crise, tout en gardant le cap. Selon lui, nul doute qu'il y a encore de la place pour grandir, en culture comme ailleurs, à condition de cibler où investir ses énergies.

M. Léonard demeure donc confiant puisque plusieurs grandes entreprises ont toujours les moyens d'investir et recherchent des partenariats. C'est que selon lui, la commandite a évolué de notion de soutien, à relation d'affaires. Alors qu'il s'agisse de culture, de sport ou d'environnement, les entreprises recherchent des occasions de visibilité qui leur permettront d'atteindre leur public et, en bout de piste, obtenir un retour sur leur investissement.




Australie
Atterrissage d'urgence à Melbourne

21 03 2009

( LCN ) - En Australie, un avion à réaction a dû effectuer un atterrissage d'urgence après que sa queue eut heurté la piste au décollage.

L'accident est survenu vendredi soir, à Melbourne.

L'équipage aurait remarqué de la fumée dans la cabine après le décollage.

Le pilote a volé pendant 45 minutes et a dû laisser tomber du carburant dans la mer afin d'alléger l'appareil avant d'atterrir sans problème.

Aucun des 225 passagers n'a été blessé.

Une enquête a été ouverte.

L'appareil de la compagnie aérienne Emirates se dirigeait vers Dubaï, où la compagnie est basée.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

21 03 2009

Prévisions émises à : 15h45 HAE le samedi 21 mars 2009

Ce soir et cette nuit

Ennuagement graduel. Neige débutant vers minuit. Accumulation de 2 cm. Vents d'ouest de 20 km/h devenant légers vers minuit. Minimum moins 4.

Dimanche

Faible neige cessant tôt le matin. Dégagement par la suite. Vents devenant du nord-ouest à 20 km/h avec rafales à 40 le matin. Maximum zéro. Indice UV de 3 ou modéré.

Dimanche soir et nuit

Dégagé. Minimum moins 15.

Lundi

Ensoleillé. Maximum moins 4.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 7. Maximum plus 4.

Mercredi

Ensoleillé. Minimum moins 6. Maximum 7.

Jeudi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 5. Maximum plus 4.

Vendredi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 3. Maximum plus 5.




L'Iran rejette la main tendue de Barack Obama

21 03 2009

( Associated Press - Téhéran ) - Malgré la main tendue de Barack Obama, l'ayatollah Ali Khamenei ne voit «aucun changement» dans la politique américaine vis-à-vis de Téhéran. Au lendemain de la diffusion du message vidéo du président des États-Unis, le guide spirituel du pays a assuré samedi que les Américains «scandent le slogan du changement mais aucun changement n'est visible en pratique».

Dans un message vidéo publié vendredi à l'occasion du Nouvel An perse, le président américain assure que son «administration s'en tient aujourd'hui à la diplomatie pour appréhender toutes les questions qui se posent». Il ajoute que l'Iran doit reprendre sa «place légitime dans la communauté des nations», mais pas «par la terreur ou les armes». Lors d'un discours devant des dizaines de milliers de personnes dans la ville sainte de Mashhad, samedi, l'ayatollah Khamenei a reproché aux dirigeants américains de continuer à accuser son pays de soutenir le terrorisme.

«Ils scandent le slogan du changement mais aucun changement n'est visible en pratique. Nous n'avons vu aucun changement», a lancé le guide suprême dans son discours, diffusé en direct sur la télévision d'État.

Ali Khamenei estime que la rhétorique de Barack Obama ne varie en rien de celle de son prédécesseur George W. Bush. «Il a insulté la République islamique d'Iran dès le premier jour», a-t-il reproché au président démocrate. «Si le changement est effectivement arrivé, où est-il? Quel est le signe de ce changement? Montrez-nous clairement que ça a changé.»

Ali Khamenei a toutefois laissé la porte entrouverte à une éventuelle amélioration des liens avec les États-Unis, affirmant que «si vous deviez changer, notre attitude changerait aussi».

L'ayatollah Khamenei a égrené la longue liste des doléances iraniennes, citant notamment les sanctions économiques américaines imposées après la Révolution de 1979 et le soutien de Washington à Saddam Hussein durant la guerre Iran/Irak (1980-88). Il a également accusé Washington d'attiser les tensions ethniques en Iran.

«Est-ce que vous avez dégelé les avoirs iraniens? Est-ce que vous avez levé les sanctions oppressives? Est-ce que vous avez cessé de couvrir de boue la grande Nation iranienne et ses responsables? Est-ce que vous avez mis fin à votre soutien inconditionnel au régime sioniste?», a demandé Ali Khamenei. «Même le langage reste inchangé».

La réponse de l'ayatollah Khamenei est plus qu'un camouflet. Elle éclaire la façon de fonctionner de la théocratie iranienne et comment elle va dicter le ton et le rythme de tout nouveau pas franchi par Obama.

«C'est la première étape des négociations dans le style iranien classique: être dur et exagérer cette intransigeance», souligne Abdulkhaleq Abdulla, professeur de sciences politiques à l'université des Emirats Arabes Unis. «Les dirigeants iraniens n'en sont pas encore aux concessions. Il s'agit toujours d'idéologie, du point de vue iranien».

Pour Ali Khamenei et son cercle rapproché, cela revient à rester fidèle à la révolution islamique de 1979 et à la rhétorique politique de rejet des États-Unis. Un geste trop rapide d'assouplissement des relations avec Washington pourrait apparaître aux yeux des radicaux comme une trahison.

Les dirigeants iraniens mesurent aussi avec précaution comment tout ouverture, même infime, pourrait peser sur l'élection présidentielle du 12 juin qui oppose le président Mahmoud Ahmadinejad, qu'ils soutiennent, aux réformistes menés par l'ancien premier ministre Mir Hossein Mousavi.

«C'est pour cela que ce sera un processus très lent, très compliqué entre l'Iran et les États-Unis», explique Abdulkhaleq Abdulla. «Même la théocratie peut être pragmatique. Quand ils sentiront qu'il est de l'intérêt national de tendre la main à l'Amérique, ils trouveront un moyen».




Incendie au Quartier de lune

21 03 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Le bar Quartier de lune a été endommagé par un incendie d'origine accidentelle qui s'est déclaré peu avant 4h, samedi, à l'intersection de l'avenue Cartier et du chemin Sainte-Foy.

Un des propriétaires du bar le Quartier de lune pense pouvoir rouvrir son établissement à la fin de la semaine.

C'est une voisine qui a appelé les pompiers quand elle a aperçu des flammes sortir de la terrasse du deuxième étage du bar, terrasse qui est notamment utilisée comme fumoir par les adeptes de la nicotine.

Comme le chef aux opérations Sylvain Rousseau craignait une propagation aux édifices voisins, il a appelé du renfort sur l'avenue Cartier et il a rapidement déployé une stratégie agressive afin de maîtriser l'incendie. La stratégie s'est avérée la bonne, car à exactement 4h34, l'incendie était sous contrôle de la trentaine de sapeurs sur place.

Article de fumeur

Selon les premières constatations, ce serait un article de fumeur qui aurait provoqué les premières flammes sur la terrasse. Les dommages sont principalement confinés à la terrasse et aux toilettes du 3e étage du Quartier de lune. Le restaurant situé au premier étage de l'édifice commercial, Fleur D'Asie, a été infiltré par l'eau. Les dommages sont donc mineurs pour cet établissement.

«Nous allons tout repeinturer afin d'enlever l'odeur de fumée et nous allons pousser fort afin de faire les travaux rapidement et ainsi rouvrir notre bar vendredi ou samedi prochain, a expliqué l'un des propriétaires du Quartier de Lune, Milan Borovnica. En attendant, je dois annuler la présentation du festival de blues que nous devions accueillir au Quartier de Lune à partir de mardi. Nous allons transférer ce festival dans mon nouveau bar, La Suite (ancien Cachemire), dont l'ouverture officielle aura lieu plus tard cette semaine.»




OTAN : Washington retire son appui à Peter MacKay

21 03 2009

( Pascal Mallet - Agence France-Presse - Bruxelles ) - L'administration de Barack Obama ne favorise plus la candidature du ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, comme prochain secrétaire général de l'OTAN. Washington soutient désormais le premier minier danois Anders Fogh Rasmussen.

Assuré désormais de l'appui des Etats-Unis, Anders Fogh Rasmussen a toutes les chances d'être le prochain secrétaire général de l'OTAN, un éventuel blocage turc lié au contentieux des caricatures de Mahomet paraissant improbable.

Il y a quelques semaines, le Washington Post avait fait état d'un préjugé favorable de Washington pour le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay.

«Les Etats-Unis ont tranché. Ils appuieront Anders Fogh Rasmussen» pour succéder le 1er août à l'actuel titulaire, le Néerlandais, Jaap de Hoop Scheffer, a déclaré samedi un diplomate de l'OTAN à l'AFP.

Selon des journaux allemand et britannique qui n'avaient pas été démentis, le libéral danois bénéficiait déjà de l'appui de trois autres poids lourds de l'OTAN - l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni.

«Un certain nombre de personnes dans l'alliance voient dans Rasmussen le candidat le mieux placé, mais aucune décision n'a encore été prise car il faut d'abord parvenir à un consensus», a néanmoins nuancé un haut responsable américain, interrogé par l'AFP.

«Rasmussen était en tête de liste pour la précédente administration Bush comme il l'est pour l'actuelle administration Obama», assure Daniel Korski, analyste danois de l'European Council For Foreign Relations de Londres.

«Les Américains veulent quelqu'un qui continue de pousser pour un engagement militaire en Afghanistan», estime-t-il, rappelant la présence de 700 soldats danois dans le Sud afghan.

Si M. Rasmussen a pour lui d'avoir toujours été un fidèle allié des Etats-Unis, y compris en envoyant des troupes en Irak, il est en même temps partisan d'une meilleure coopération entre l'OTAN et l'Union européenne, que la France notamment appelle de ses voeux.

Il a par ailleurs toujours été favorable à un changement d'attitude de son pays, le Danemark, qui s'est exclu jusqu'à présent de toute participation à la politique européenne de sécurité et de défense.

Si ces atouts ne garantissent pas encore à M. Rasmussen d'être sélectionné par les 26 pays de l'OTAN, qui prendront leur décision à l'unanimité, les chances de ses concurrents apparaissent très limitées.

Au premier rang d'entre eux, le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, qui aurait aspiré à devenir le premier secrétaire général issu de la «nouvelle Europe», celle des anciens pays du Pacte de Varsovie passés à l'OTAN dans les années 1990 et qui prêchent la fermeté face à Moscou.

La nomination d'un Polonais «cadrerait mal avec la volonté américaine de rapprochement avec la Russie», observe cependant un haut responsable de l'OTAN.

On imagine mal d'autres pays soucieux de ménager Moscou, comme l'Allemagne, endosser sa candidature.

Une hypothèse que peu cependant prenaient au sérieux, car le poste est toujours revenu à un Européen, pour contrebalancer le poids des Etats-Unis dans l'aile militaire de l'Alliance atlantique.

La «seule inconnue», de l'avis général à l'OTAN, reste l'attitude de la Turquie et de son premier ministre islamiste modéré Recep Tayyip Erdogan, à la suite de l'affaire des caricatures de Mahomet publiées en 2005 dans un journal danois.

M. Rasmussen avait défendu ces dessins satiriques au nom de la liberté d'expression, malgré la vague d'indignation qu'ils avaient suscitée dans le monde musulman.

«Ankara pourrait faire valoir que placer un Danois à la tête (de l'OTAN) faciliterait la tâche des extrémistes qui la dénonce comme une force anti-musulmane», note M. Korski - un argument également soulevé par plusieurs diplomates.

M. Erdogan va-t-il néanmoins oser bloquer la nomination de M. Rasmussen au sommet de l'OTAN des 3 et 4 avril qui doit l'entériner? Aucun diplomate ne croit à un tel scénario. D'autant que le chef du gouvernement turc recevra le 6 avril à Ankara le président américain Barack Obama, qui pourrait le lendemain à Istanbul prononcer un grand discours à l'adresse du monde musulman.




Discovery: 2e sortie dans l'espace

21 03 2009

( LE FIGARO.fr - Paris - Agence France-Presse ) - Deux astronautes de l'équipage de la navette spatiale américaine Discovery ont débuté la deuxième sortie orbitale des trois prévues au cours de la mission, a indiqué la commentatrice de la télévision de la Nasa.

Les deux marcheurs de l'espace, Steve Swanson et Joseph Acaba --un ancien professeur de science du secondaire-- sont sortis de la chambre de décompression de la Station spatiale internationale (ISS) à 16H51 GMT, onze minutes plus tard que l'horaire prévu, alors que la station survolait l'océan Pacifique à 354 kilomètres d'altitude.

Cette deuxième sortie orbitale, qui doit durer six heures et trente minutes, doit permettre aux deux astronautes de préparer le retrait de deux batteries situées sur le segment P6 de l'ISS. Ces batteries seront remplacées lors de la prochaine mission en juin.

Les deux hommes doivent aussi installer une antenne GPS à l'extérieur du module japonais de l'ISS. Cette antenne doit permettre de guider un véhicule de transfert japonais qui entrera en service l'an prochain et servira à approvisionner en eau, nourriture et matériel scientifique le laboratoire nippon Kibo ainsi que le reste de l'ISS si nécessaire.

Arrivé avec les six autres astronautes de la mission Discovery, Koichi Wakata, premier Japonais à demeurer à bord de l'ISS pendant une longue durée, doit y rester jusqu'en juin.

Hier, la quatrième et dernière antenne solaire à double aile de l'ISS avait été déployée avec succès. Une fois activée, cette antenne donnera à l'avant-poste orbital sa pleine capacité électrique, soit 120 kilowatts contre 90 actuellement, de quoi alimenter une quarantaine de maisons.




Techno pour tous
Les nouveautés de Facebook

21 03 2009

( Pascal Forget - Le Journal de Montréal ) - Si vous n’avez pas encore vu les changements sur Facebook, c’est que vous n’y allez pas souvent. Allez-y faire un tour: les changements pourraient vous redonner envie d’y aller.

Tout d’abord, on ne vous demande plus «Que faites-vous en ce moment?», mais on vous dit tout simplement «Exprimez-vous»!

Facebook vous invite à ajouter des hyperliens, des photos et des vidéos (si votre ordinateur possède une caméra Web, c’est vraiment facile, essayez).

Vous n’avez pas envie d’écrire?

Explorez les «Paramètres» dans l’onglet Profil.

Il est possible d’informer automatiquement vos amis Facebook du contenu que vous mettez en ligne avec plusieurs autres sites comme les photos que vous publiez dans Flickr, la musique que vous aimez avec Last.fm, les vidéos que vous regardez dans YouTube, et surtout, les mises à jour de votre blogue.

Votre profil Facebook peut être actif sans votre intervention!

MORCEAUX CHOISIS

Du côté gauche de la page, on retrouve les morceaux choisis.

Ça peut être les vidéos, les groupes ou les activités que vos amis aiment ou qui sont beaucoup commentés.

Raison de plus pour mettre en ligne du contenu amusant ou pertinent.

Un truc?

Pensez multimédia. Plutôt que de simplement écrire «Je me régale», prenez la peine d’ajouter une photo de ce que vous avez mangé ou, au moins, un lien vers la recette ou le restaurant qui vous inspire le commentaire.

Vous aimez une chanson?

Ajoutez un lien vers son clip vidéo dans YouTube.

Et pour ceux qui ne peuvent se passer des Pokes, ils sont juste en bas des morceaux choisis.

FILTRER CE QUE VOUS VOYEZ

Pour ceux qui ont beaucoup d’amis (on peut maintenant en avoir plus de 5000), le côté droit de la page permet de filtrer le contenu pour ne voir que les nouvelles de sa famille, de ses collègues de travail, de ses amis, si vous prenez la peine de les regrouper.

Il est aussi possible de filtrer en fonction du type de contenu (photos, liens, etc.). Et si un ami un peu trop enthousiaste remplit votre page d’accueil de contenu qui vous indiffère, vous pouvez le masquer d’un clic.

COMME TWITTER?

La mise en page de Facebook est aussi plus aérée. Tous ces changements font que Facebook ressemble davantage au populaire service de microblogue Twitter (twitter.com), ce qui n’est pas une mauvaise chose.

Malheureusement, on n’a pas amélioré les options de vie privée (ce qu’on montre à qui), qui sont toujours confuses.

Et on ne peut toujours pas bloquer les invitations aux applications inutiles comme «Ce que les autres pensent de toi»... Peut-être pour une prochaine mise à jour du service?

Vous avez des commentaires sur le nouveau Facebook? Écrivez-moi, je suis curieux de les lire!

( pforget@journalmtl.com ) -

**** ( Commentaire - Marcel Charland - Blogue-Média ) - En passant, si vous allez faire un tour sur Facebook, venez donc voir ma page et pourquoi pas, devenez mon ami(e). J'ai même placé un lien sur lequel vous cliquez pour lire le Blogue-Média. Laissez-moi un commentaire, je vous répondrai. Je vous attends sur Facebook.




L'industrie du disque en crise

21 03 2009

( LCN ) - L'industrie du disque est en crise et Internet est un des grands responsables de cette situation.

Selon le quotidien Le Devoir, en 2007, les ventes mondiales de CD ont diminué de 15 pour cent par rapport à 2003.

Au Canada, la diminution est de 14 pour cent entre 2007 et 2008, et au Québec, cette baisse est de 30 pour cent depuis 2004; ce pourquoi on a baissé de 50 000 à 40 000 le nombre de copies vendues pour obtenir un disque d'or.

Les magasins doivent donc changer leur approche et donner moins de place aux CD et plus aux livres, DVD, revues, etc.

Quant au téléchargement, il est en constante augmentation. Plusieurs estiment que l'industrie n'a pas su prévoir l'arrivée d'Internet et de s'y adapter.

Les Rencontres québécoises de l'industrie de la musique, qui auront lieu dans trois semaines, vont tenter de stopper l'hémorragie.




AIG a versé 218 millions de dollars en bonus

21 03 2009

( Associated Press - New Haven ) - Les documents fournis par l'assureur américain AIG montrent que la compagnie a versé 218 millions de dollars de bonus, un montant supérieur à celui de 165 millions annoncé lors des premières révélations, a fait savoir samedi le procureur général du Connecticut.

Le bureau du procureur général du Connecticut Richard Blumenthal a reçu les documents vendredi soir après avoir émis un ordre de présentation.Selon Richard Blumenthal, les documents fournis par AIG montrent que 73 personnes ont reçu au moins un million de dollars chacune. Pour cinq d'entre elles, les bonus ont dépassé les quatre millions.

L'assureur AIG a fait scandale et s'est attiré les foudres de la Maison-Blanche pour avoir distribué ces bonus à ses responsables après avoir reçu plus de 182,5 milliards de dollars de l'Etat pour éviter la faillite. Les chiffres révélés samedi vont «encore attiser la colère et le dégoût justifiés que ressentent les gens», a estimé le procureur général.

Un porte-parole d'AIG Mark Herr s'est refusé samedi à tout commentaire.

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( Commentaire - Marcel Charland - Blogue-Média ) - La crise fait beaucoup de victimes parmi les gens ordinaires mais elle en met plein les poches à certains hommes d'affaires ''croches'' qui profitent à plein de la situation.

Et Washington a versé plus de 182 milliards à AIG pour lui éviter la faillite!

Là-dessus, l'administration Obama a quelque peu perdu de sa crédibilité. Pas surprenant de voir le président tenter de se rapprocher du ''bon peuple'' en allant s'assoeir dans la chaise de Jay Leno au Tonight Show, cette semaine.C'est drôle comme le pouvoir change vite quelqu'un!




Condom: les évêques du Québec appuient le pape

21 03 2009

( Louise Leduc - La Presse ) - La déclaration de Benoît XVI sur le condom cette semaine n'avait rien de répréhensible et, si elle a fait de telles vagues, c'est en raison «de la libéralisation des moeurs sexuelles qui est presque devenue une religion en Europe et en Amérique du Nord», a dit hier en entrevue Mgr Louis Dicaire, évêque auxiliaire au diocèse de Saint-Jean-Longueuil.

Choisi par l'Assemblée des évêques du Québec pour commenter publiquement la plus récente controverse dans l'Église, Mgr Louis Dicaire dit que le pape a bien fait de rappeler que «le condom n'est effectivement pas une mesure sécuritaire à 100%» et qu'il peut effectivement «procurer un sentiment de fausse sécurité».

Le pape n'a pas erré, mais les journalistes, oui, en le citant hors contexte, selon Mgr Dicaire.

Dans l'avion qui le menait mardi vers le Cameroun, Benoît XVI a évoqué l'importance de respecter son propre corps et celui d'autrui, tout en évoquant la contribution de l'Église auprès des sidéens et l'importance «de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve». Et il a ajouté cette phrase: «On ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si on n'aide pas les fricains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs: au contraire, le risque est d'augmenter le problème.»

«Le pape est un homme qui rappelle un idéal, relève Mgr Dicaire. Cet idéal est très élevé et il revient aux personnes de voir ce qu'il est possible de faire en regard de cet idéal.»

Bernard Keating, professeur de théologie à l'Université Laval, a au contraire été profondément choqué. Selon lui, le pape a erré, et beaucoup, en affirmant des choses sans s'appuyer sur des faits avérés, scientifiques.

«Quand on avance un jugement moral, particulièrement quand il a des implications aussi vitales que celles-ci, il faut s'appuyer sur une information juste.»

Selon M. Keating, cette affaire a cependant le mérite de démontrer qu'il se passe quelque chose de majeur dans l'Église. Dans cette Église où il y a normalement solidarité ministérielle, où les évêques ne se critiquent pas entre eux et critiquent encore moins le pape , des voix se sont élevées. Cette fois, comme dans la foulée de l'excommunication de la mère de la fillette violée au Brésil et des médecins qui l'ont avortée. «Il y a dans l'Église même une réaction très forte face au dogmatisme froid et un appel très vif pour nous ramener à la souffrance des personnes.»

En ce qui concerne précisément le condom, Benoît XVI n'est certes pas le premier à en condamner l'usage. Ce qui fait problème, cependant, c'est que Benoît XVI passe moins bien dans les médias, dit Gilles Routhier, professeur de théologie à l'Université Laval.

Il n'a pas compris qu'une seule phrase peut porter ombrage à tout un discours et, autre problème, il n'a pas la sensibilité manifeste d'un Jean-Paul II. «Benoît XVI, lui, est plus homme de principes et de considérations abstraites», dit M. Routhier.

Le danger, c'est que les croyants accordent de moins en moins de crédibilité à l'Église, une Église qui souffre du désaveu des gens à l'égard des grandes institutions, «qu'il s'agisse aussi de la police, de la justice ou des gouvernements».

Ce que rappelle cette dernière controverse, croit pour sa part Donald Tremblay, curé dans les Basses-Laurentides, «c'est l'importance de peser ses mots quand on veut véhiculer un message».

Ce que le pape a fait ou pas? «Je ne peux pas le critiquer», a-t-il simplement répondu.

Les évêques le peuvent-ils? Mgr Dicaire assure que des discussions très ouvertes peuvent se tenir, du moins aux cinq ans, quand les évêques vont à Rome pour rencontrer le pape.

La contraception pourrait-elle faire partie de futures discussions que l'Assemblée des évêques du Québec pourrait susciter à Rome? «Ce n'est pas dans l'air en ce moment précis, mais il n'est pas impossible que ça se fasse un jour», a dit Mgr Dicaire.

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( Commentaire - Marcel Charland - Blogue-Média ) - Ça se peux-tu? Quel gang de rétrogrades! On se croirait revenu au Québec en 1930-40! Et ils sont surpris après de voir les églises vides. Et les prêtres pédophiles qui pullulent dans cette secte mondiale, est-ce que les évêques en discutent avec le pape? Ils ne doivent pas utiliser le condom quand ils enculent des p'tits gars! Heureusement, le règne de cette secte tire à sa fin!




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

21 03 2009

Prévisions émises à : 11h30 HAE le samedi 21 mars 2009

Aujourd'hui

Ennuagement graduel tard cet après-midi. Vents du sud-ouest de 20 km/h. Maximum plus 2. Indice UV de 3 ou modéré.

Ce soir et cette nuit

Nuageux. Faible neige débutant vers minuit. Vents d'ouest de 20 km/h devenant légers vers minuit. Minimum moins 4.

Dimanche

Faible neige cessant le matin. Dégagement par la suite. Vents du nord-ouest de 20 km/h devenant légers en fin de journée. Maximum zéro.

Lundi

Ensoleillé. Minimum moins 16. Maximum moins 3.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 6. Maximum plus 4.

Mercredi

Ensoleillé. Minimum moins 6. Maximum 7.

Jeudi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 5. Maximum plus 5.

Vendredi

Nuageux. Minimum moins 1. Maximum 6.




Afghanistan
Deux nouveaux attentats font onze morts

21 03 2009

( Associated Press - Canoê ) - Onze personnes ont été tuées samedi dans deux attentats perpétrés dans l'est de l'Afghanistan, a-t-on appris de sources officielles.

Un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée à un barrage policier dans le district de Chaparhar, dans la province de Nangarhar, a rapporté Gafor Khan, porte-parole de la police.

À ce point de contrôle, où les policiers inspectaient les voitures, six personnes ont été tuées, dont cinq civils et un policier. Quatre civils et un policier ont également été blessés dans cet attentat.

Par ailleurs, cinq autres personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe près d'un sanctuaire dans la banlieue de Khost, a rapporté Wazir Pacha, porte-parole de police de la province de Khost.

La déflagration, qui s'est produite en pleine célébration du Nouvel An perse, a également fait cinq blessés.

Des talibans et des activistes d'Al-Qaïda sont actifs dans les provinces du sud et de l'est de l'Afghanistan qui bordent le Pakistan.




Afghanistan
Un autre soldat de l'Alliance atlantique est tué

21 03 2009

( LCN ) - Un autre soldat de l'Alliance atlantique a été tué hier dans le sud de l'Afghanistan.

La nationalité du militaire n'a pas été rendue publique pour l'instant.

Des soldats britanniques, canadiens et néerlandais servent dans le sud de l'Afghanistan, où l'insurrection des talibans ne connaît pas de répit.

Hier, quatre soldats canadiens ont été tués et huit autres blessés en Afghanistan dans deux explosions distinctes.

La première attaque est survenue à l'ouest de Kandahar où deux soldats ont été tués et cinq autres blessés lorsqu'une bombe artisanale a explosé.

Deux heures plus tard, deux autres militaires ont perdu la vie et trois ont été blessés lorsque leur véhicule a touché une bombe artisanale au nord-est de Kandahar.

Les victimes sont Scott Vernelli, Tyler Crooks, Corey Hayes et Jack Bouthillier, tous de la base de Petawawa en Ontario.

Les quatre hommes n'étaient qu'à quelques jours de terminer leur séjour de six mois en Afghanistan.

Ces morts portent à 117 le nombre de militaires canadiens tués en Afghanistan.




I Love You, Man : salut, mon chum!

21 03 2009

( Aleksi K. Lepage (collaboration spéciale) - La Presse ) - Tous les vrais «hommes à femmes» connaissent la chanson de l’épouse un peu jalouse: «Tu devrais te faire des amis de gars», façon de dire: «Arrête de zieuter mes amies.»

Peter (Paul Rudd), sorte de Casanova des banlieues, apprécie la compagnie féminine et préfère une conversation sur la déco à une engueulade virile sur le poker ou le baseball. Nouveau marié, il cherche à retrouver l’amitié masculine, dénuée de vagues sous-entendus homosexuels.

I Love You, Man, si elle vante les mérites de la franche camaraderie désintéressée, n’est en rien une comédie homophobe. Au contraire, c’est une farce, très bien écrite et sobrement mise en scène par John Hamburg, farce qui rappelle, de ton et de look, The 40 Year Old Virgin de Judd Apatow: comédie pour adultes un peu intelligents et avertis.

Peter, donc, à la demande de sa femme inquiète, se cherche un «ami de gars», un vrai chum, lui qui ne fréquente que des filles, des femmes et des mamans. Il cherche aussi à retrouver l’habitude de la masculine complicité. Après quelques essais, il s’attachera à un certain Stanley Fife (oui, Fife, et pourtant parfaitement «straight», interprété par Jason Segel). Ces deux-là s’entendront très bien, spontanément, comme des collégiens rebelles, des trentenaires attardés, sensibles et invincibles.

I Love You, Man, mine de rien, s’ajoute au catalogue des farces en même temps brillantes et niaiseuses; une vraie comédie de moeurs, et une ode à la gloire de cette chaleur et cette intimité des mâles ordinairement libidineux, amoureux des rondes et douces créatures; une comédie pour hétéros assumés.

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I Love You, Man (V.F.: J’t’aime, mon homme!)

Comédie de John Hamburg. Avec Paul Rudd, Jason Segel, Rachida Jones. 1h44.

Un nouveau marié, habitué aux femmes, tâche de se trouver un ami de gars.

Comédie à la fois niaiseuse et brillante.




Etats-Unis
Les compagnies d'assurances, un frein au changement

21 03 2009

( Agnès Gruda - La Presse ) - Près de six médecins américains sur 10 (59%) favorisent l'établissement d'un régime fédéral universel d'assurance médicale, selon une enquête réalisée par l'École de médecine de l'Université de l'Indiana.

Dans la population, 63% des gens soutiennent un «système d'assurance universelle garanti par le gouvernement, même si cela devait impliquer des hausses d'impôts», constate pour sa part l'institut de recherche PEW. Si l'on se fie à ces sondages, l'idée d'une assurance universelle publique est loin d'être farfelue. Alors pourquoi Barack Obama, qui s'est déjà dit en faveur d'un régime à payeur unique, le rejette-t-il aujourd'hui, choisissant plutôt de rendre le système actuel un peu plus inclusif ?

«Les premières à résister contre le régime à payeur unique sont les compagnies d'assurances», rétorque Lindsey Tucker, de Health Care for All au Massachusetts.

Cette organisation aide à coordonner la réforme entreprise par cet État il y a trois ans. Et elle est engagée, à l'échelle nationale, dans la «réforme Obama».

«Nous avons accompli des progrès incroyables, mais c'est vrai que notre régime coûte cher, que les primes continuent à augmenter et que des gens sont laissés pour compte par la réforme», reconnaît Mme Tucker.

Pourquoi, alors, ne pas s'inspirer de ce qui se passe au nord du 45e parallèle, comme le souhaitent de nombreux médecins? La réponse de Mme Tucker est on ne peut plus limpide: «Parce que les compagnies d'assurances sont un acteur économique important dans notre État»




L'imparfaite réforme d'Obama

21 03 2009

( Agnès Gruda - La Presse ) - (Burlington, Vermont) «Yes we can!» scandent les manifestants réunis dans le campus de l'Université du Vermont, à Burlington. Ils sont environ 200 et ils brandissent le poing dans un geste qui rappelle les rassemblements pro-Obama de la dernière campagne présidentielle.

Sauf que cette scène se déroule par une journée de quasi-printemps, deux mois après le grand chambardement à la Maison-Blanche. Et que le slogan d'Obama, maintenant, se retourne contre lui.

Non, la réforme amorcée par le nouveau président ne résoudra pas les problèmes qui affligent la médecine américaine, dénoncent médecins et infirmières qui se succèdent au micro. Et oui, clament-ils, «nous pouvons» mettre sur pied un régime d'assurance à la canadienne.

«Il n'y a aucune raison qui empêche les États-Unis, le pays le plus riche de la planète, d'offrir des soins médicaux abordables à tous ses citoyens», s'exclame Deborah Richter, médecin dans une clinique rurale du Vermont et ardente avocate de la nationalisation de l'assurance maladie.

Tous les Américains auront accès à une assurance médicale, a promis Barack Obama alors qu'il briguait les votes de ses compatriotes. Moins de deux mois après avoir accédé au pouvoir, il a lancé une série de forums régionaux sur la santé. Théoriquement, il s'agit de prendre le pouls des gens et de transmettre leur message à la Maison-Blanche. En pratique, Barack Obama a surtout besoin d'appuis populaires pour mener à terme une opération délicate.

Son objectif: mettre sur pied un régime d'assurance parallèle pour couvrir les 47 millions d'Américains qui, aujourd'hui, passent entre les mailles du système.

Nations civilisées

Le deuxième de ces forums régionaux avait lieu mardi à Burlington. Les défenseurs d'un modèle à la canadienne, ou d'un «régime à payeur unique» comme on l'appelle ici, ont saisi l'occasion pour s'immiscer dans le débat. «Joignons-nous aux nations civilisées», clamaient les pancartes qu'ils agitaient devant le David Center de l'Université du Vermont, où avait lieu le forum.

Il y avait beaucoup de cheveux gris et de chemises blanches parmi les manifestants. Prenez Joanna Weinstock, médecin de famille à Burlington. Elle a eu l'occasion d'expérimenter les revers du système américain à au moins deux titres. D'abord, comme mère d'un garçon atteint d'insuffisance rénale. « Aujourd'hui, il est adulte et, dans sa condition, il n'est tout simplement pas assurable », dit-elle.

Puis, comme médecin: «Pour chaque rendez-vous médical de 15 minutes, je dois passer une demi-heure à parlementer avec des compagnies d'assurances qui refusent de payer pour ceci ou cela.»

Elle ne croit pas que la réforme amorcée par Barack Obama va améliorer son sort. Selon elle, médecins et patients continueront à se battre contre les assureurs. «À long terme, un régime à payeur unique est inévitable, mais nous devrons souffrir beaucoup avant d'en arriver là.»

État modèle?

Ce qui alimente le scepticisme des défenseurs de la «castonguette», c'est l'expérience menée depuis trois ans par le Massachusetts - État qui inspire le projet de réforme de Barack Obama.

Grâce au «Commonwealth Care», un régime financé en partie par les fonds publics, le Massachusetts a réussi à faire assurer 400 000 personnes qui n'avaient jusque-là aucune couverture médicale, s'est félicité le gouverneur de cet État, Deval Patrick, mardi à Burlington.

D'accord, 200 000 personnes ne sont toujours pas assurées. Mais Deval Patrick préfère voir le beigne plutôt que le trou... «Longtemps, nous avons fait comme s'il n'y avait que deux possibilités: un régime parfait ou le statu quo. Nous avons opté pour un régime imparfait, mais qui nous permet de progresser», dit-il.

Oui, cette réforme a augmenté le nombre de personnes couvertes par une assurance, mais il n'est pas évident qu'elle a amélioré l'accès aux soins, rétorquent les critiques du «modèle Massachusetts».

«Pour certains, la situation s'est améliorée mais, pour d'autres, elle s'est détériorée», dit Steffie Woolhandler, professeure de médecine à Harvard.

C'est que, pour financer son régime, le Massachusetts a aboli certains services médicaux que les cliniques communautaires et les hôpitaux offraient gratuitement aux petits salariés.

Aujourd'hui, ces patients détiennent une assurance, mais ils doivent payer une franchise et des frais de visite. Pour certains, c'est trop.

«Dans mon hôpital, trois patients atteints du sida et une femme atteinte de cancer ont dû interrompre leurs soins, faute d'argent», signale la Dre Woolhandler.

La réforme du Massachusetts coûte cher: une facture annuelle de 1,3 milliard. «Nous avons investi tout cet argent et nous n'avons toujours pas réglé nos problèmes; je ne comprends pas en quoi le Massachusetts est un modèle», s'étonne la Dre Woolhandler.

Selon elle, Barack Obama a de bonnes chances de réussir là où Hillary Clinton avait échoué, il y a 15 ans. Avec la crise économique, de plus en plus de gens perdent leur assurance maladie. Les États-Unis sont mûrs pour une réforme. Le problème, selon Mme Woolhandler, c'est que celle vers laquelle le pays se dirige «ne tiendra tout simplement pas la route».




Qu'est-ce que le Blogue-Média ?

21 03 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Vous consultez actuellement le seul Blogue entièrement consacré à l'information tant locale que provinciale, nationale, internationale et même spatiale. Ce blogue est sur la Toile depuis avril 2007. Plus de 50 000 textes y ont été publiés au fil du temps.

Etant basé à Québec, il est normal que j'accorde priorité aux informations touchant la Capitale ainsi que sa grande région mais je ne néglige aucune nouvelle d'importance, de quelque nature et de quelque provenance qu'elle soit.

Ayant pratiqué pendant une trentaine d'années le si beau métier de journaliste, surtout radiophonique mais aussi dans des hebdos et dans un quotidien - Le Journal de Québec à ses tous débuts dans ses locaux étroits du boulevard Charest-est puis dans son nouvel immeuble de la rue Béchard à Vanier - j'ai acquis une vaste expérience et alimenter le Blogue-Média est ma façon de continuer à rester actif mentalement et à me tenir informé de ce qui se passe sur la planète quotidiennement en prolongeant en quelque sorte ma profession pratiquée de 1966 à 1994. Remarquez qu'il m'arrive à l'occasion de commenter ou d'apporter des précisions sur certains articles provenant des médias ainsi que des agences de presse nationales comme internationales.

Je ne puis pas oublier non plus mon passage au micro de la station-mère du défunt réseau Télémédia, CKAC à Montréal, en 1974-75 ainsi que mes participations journalistiques quotidiennes aux célèbres émissions matinales humoristiques ''Le Zoo'' au FM93, à la fin des années 80 ainsi que ''La Jungle'' à CHIK-FM (maintenant Radio Énergie) au début des années 90, dix ans de douce folie et d'éclats de rire inoubliables avec mes collègues Gilles Parent (maintenant au ''Retour'' du 93,3FM), Alain Dumas (maintenant à Rythme FM à Québec) et Michel Morin (maintenant chef scripteur à la très populaire émission télévisée ''Gérard D. Laflaque'' à Radio-Canada).

Et sachez que vous n'êtes pas seul : vous faites partie du millier (et souvent plus) de visiteurs qui venez quotidiennement sur le Blogue-Média ( 19 531 en date d'hier le 20 mars, compilés depuis le 1er mars 2009 - réf: Les Statistiques du serveur de Branchez-vous.com qui héberge le Blogue-Média comme des dizaines de milliers d'autres blogues - Au total, 21 388 visites en février 2009 ).

Je suis heureux de colliger les infos pour vous et vous m'honorez de votre visite.

Un grand merci à tous

Marcel Charland

Editeur du Blogue-Média.




Un défibrillateur unique au Canada
Son coeur sous haute surveillance

21 03 2009

( Éric Yvan Lemay - Le Journal de Montréal ) - 21/03/2009 06h56 SHERBROOKE | Daniel Côté pourra maintenant aller à la pêche en paix. Il est devenu, hier, l'un des deux premiers Canadiens à recevoir un nouveau type de défibrillateur qui permettra à son médecin de suivre son coeur peu importe où il se trouve dans le monde.

«Ça me rassure. J'aime ça aller à la pêche et si ça va mal, le médecin va le savoir» raconte l'homme de 59 ans rencontré dans sa chambre au Centre hospitalier de Sherbrooke.

Le camionneur de profession en a fait du chemin pour bénéficier de cette technologie. Il est parti de sa résidence d'Amos pour se rendre au CHUS.

«S'il n'avait pas de défibrillateur, il avait 30 % de chance de mourir dans la prochaine année», indique le Dr Félix Alejandro Ayala Paredes qui a assisté à l'opération réalisée par son collège Jean- François Roux.

Suivi à distance par Internet

L'appareil en question, un Lumax 540 H-FT, permettra aux médecins de Sherbrooke d'être alertés en tout temps si un problème cardiaque survenait.

De cette façon, si Daniel Côté a des problèmes d'arythmie, ils seront automatiquement relayés via un réseau cellulaire et satellite. Le médecin pourra consulter ses fonctions cardiaques en allant sur un site Internet sécurisé sans voir le patient.

L'insuffisance grave peut également être surveillée de plus près et ainsi éviter que de l'eau ne s'accumule sur les poumons. «On va éviter des rendez-vous de suivi en clinique», soutient le Dr Paredes.

«C'est-tu sérieux?»

Daniel Côté a été surpris qu'on le choisisse pour la première journée d'opération. «Ils m'ont appelé il y a deux semaines en me demandant s'il y avait un inconvénient pour moi d'avoir une nouvelle machine. J'ai dit: C'est-tu sérieux?», lance en rigolant l'homme originaire d'Asbestos.

C'est d'ailleurs parce que toute sa fa-mille habite dans cette région qu'il a choisi de s'y faire opérer. «Je suis chanceux d'être le premier au Canada. Ça aurait bien pu être quelqu'un de l'Alberta, mais il a fallu que ça tombe sur moi», conclut l'homme qui espère vivre avec son nouvel appareil pendant au moins dix ans.

Un autre patient originaire de Drummondville a reçu l'appareil, hier matin, quelques heures avant Daniel Côté.

Chaque appareil coûte 19 000 $. On estime que 70 patients recevront un défibrillateur au cours de la prochaine année en Estrie seulement.

Une seule autre entreprise au pays, Medtronic, commercialise un défibrillateur avec suivi à distance.




L'enfant disparue depuis juillet 2007
Le rosier ''Cédrika'' refleurira cette année

21 03 2009

( Marc Pigeon - Le Journal de Montréal ) - Près de deux ans après la mystérieuse disparition de Cédrika Provencher, des bénévoles distribueront, encore une fois cette année, un rosier portant le nom de la jeune disparue.

«C'est important que les gens n'oublient pas Cédrika. Le rosier est un petit symbole pour nous la rappeler», a dit Chantale Béland, une bénévole responsable de l'opération.

L'opération est aussi une façon de rappeler les autres disparitions de jeunes survenues au Québec, «un fléau», selon Mme Béland.

Mais, cette année, l'exercice sera moins imposant que l'an dernier. On prévoit distribuer environ 300 rosiers, alors que l'an dernier, 3000 avaient été distribués.

Devant toutes les difficultés rencontrées l'an passé, notamment au niveau de la distribution, les bénévoles ont choisi de se limiter à la région de Trois-Rivières.

C'est l'entreprise Roses Drummond qui se chargera de fournir les rosiers qui se vendront 29,95 $, taxes incluses. Ils seront disponibles au magasin Rona l'entrepôt, de Trois-Rivières.

Les profits serviront à couvrir les frais engendrés par les opérations de recherches mises de l'avant par la famille Provencher.




La police recherche d'autres victimes
Exhibitionniste au pantalon découpé

21 03 2009

( Marc Pigeon - Le Journal de Montréal ) - Un exhibitionniste avait découpé une portion de son pantalon, juste devant son sexe, avant d'enfiler son manteau beige et d'aller se balader avec son chien, à la recherche de victimes devant qui ouvrir son paletot.

Il abordait ses victimes, parlait avec elles quelques secondes, puis ouvrait subitement son manteau, exhibant ses parties génitales.

Entre mars et janvier, l'homme de 25 ans, qui sévissait à Saint-Léonard, aurait agi à au moins trois reprises, dont une fois à l'endroit d'une victime d'âge mineur, selon la police.

Il a été arrêté le 17 mars. La police croit que Guillermo Ramirez Maltez a fait d'autres victimes.

Il se baladait parfois seul, parfois avec son chien, un grand Danois noir.

Sous son manteau trois-quarts, il était torse nu et portait un pantalon jeans découpé sur le devant, ou ouvert, selon la police.

Il aurait commis ses méfaits près de l'intersection des boulevards Robert et Viau, puis au parc Coubertin.

Il a été arrêté le 17 mars et fera face à des accusations d'actes indécents.

Guillermo Ramirez Maltez a les cheveux bruns, les yeux bruns, pèse 63 kg et mesure 1,68 mètre. Toute information peut être communiquée à Info-Crime, au (514) 393-1133.




Chasse aux phoques
Ottawa hausse les quotas

21 03 2009

Chasse aux phoques Ottawa hausse les quotas Malgré la menace d'embargo européen sur les produits du phoque, Pêches et Océans Canada a augmenté les quotas de 55 000 prises en vue de l'ouverture de la saison de chasse 2009.

Un total de 338 200 phoques pourront donc être abattus cette année, dont un maximum de 8200 phoques à capuchon et 50 000 phoques gris. Le ministère fédéral estime que les populations de ces deux espèces jumelées aux troupeaux du Groenland totalisent 6,4 millions de phoques.

Environ 30 % du quota est accordé aux chasseurs du golfe du Saint-Laurent. La part restante, environ 70 %, est réservée aux chasseurs du Front, c'est-à-dire les eaux à l'est de Terre-Neuve-et-Labrador.

La ministre des Pêches et des Océans, Gail Shea, a indiqué vendredi soir, dans un communiqué, que les nouveaux quotas avaient été établis en consultant des scientifiques.

Le Fonds international pour la protection des animaux, un organisme représenté dans une quinzaine de pays, a dénoncé l'augmentation des quotas de chasse.

Le Parlement européen tiendra un vote au début d'avril, en séance plénière, sur un projet de loi visant à interdire la vente de tous les produits dérivés du phoque en Europe. Des organismes comme la Fondation Brigitte Bardot dénoncent la chasse au phoque depuis des années et la qualifient de massacre.

( Radio-Canada.ca avec Presse canadienne )




Afghanistan: l'une des pires journées pour l'Armée canadienne

21 03 2009

( Mathieu Turbide, Le Journal de Montréal - et LA PRESSE CANADIENNE ) - L'armée canadienne a connu, hier, l'une de ses pires journées depuis le début du conflit en Afghanistan, lorsque deux explosions distinctes ont tué quatre soldats et en ont blessé au moins huit autres, un peu à l'extérieur de Kandahar.

L'une des victimes, le cavalier Jack Bouthillier, un Franco-ontarien de la région de Hearst, âgé de 20 ans, venait à peine d'arriver en Afghanistan, il y a trois semaines.

«Il était parfaitement conscient des risques d'aller en Afghanistan, mais comme tous les jeunes de 20 ans, il ne croyait pas que ça pouvait lui arriver à lui. Il pensait que ça n'arrivait qu'aux autres», a témoigné son père Raynald, joint hier par Le Journal à son domicile de Lowther, dans le Nord de l'Ontario.

Le jeune soldat participait à une opération majeure de démantèlement des centres de commandements talibans et de leurs réseaux d'approvisionnement.

Son groupe a été victime d'une attaque talibane vers 9h, heure locale, alors qu'il circulait sur une route de Shah Wali Kot, au nord-ouest de Kandahar.

Jack Bouthillier et son collègue Corey Joseph Hayes, âgé de 22 ans, -tous les deux membres des Royal Canadian Dragoons de Petawawa - ont été tués dans l'affrontement et trois autres soldats ont été blessés.

Deux heures plus tôt, une autre attaque à l'ouest de Kandahar, a causé la mort du caporal-chef Scott Vernelli, 28 ans, et du caporal Tyler Crooks, 24 ans, deux membres de la compagnie Novembre du 3e bataillon du groupement tactique de Petawawa. Cinq autres militaires canadiens ont aussi été blessés à cet endroit.

Sous le choc

Le père de Jack Bouthillier, Raynald, a appris la terrible nouvelle par téléphone, hier matin, alors que son épouse était en voyage «à l'autre bout du pays». «C'est très difficile. Jack était un jeune homme très athlétique, très en forme. Il était entré dans l'armée, il y a trois ans», a-t-il témoigné. «Pour nous et pour les gens ici, c'est un choc», a-t-il ajouté. Jack avait une soeur, âgée de 18 ans.

La dernière communication que le jeune soldat a eue avec son père était un court message sur Internet. «Il m'avait envoyé une ligne pour me saluer sur Facebook.»

Pas un échec

Le brigadier-général Jonathan Vance, commandant des troupes canadiennes en Afghanistan, a demandé aux Canadiens de ne pas considérer ces décès comme des échecs.

«Les victoires militaires sont coûteuses, a dit le brigadier-général Vance. Les soldats canadiens tombés au combat sont venus en aide à ceux qui étaient en péril, et aujourd'hui ils ont réussi leur mission.»

Le premier ministre Stephen Harper a pour sa part indiqué, hier, que ses pensées et prières étaient avec les familles des victimes, ainsi qu'avec celle d'un interprète afghan qui a également perdu la vie dans l'une des attaques.

«Les sacrifices consentis pour stabiliser le sud de l'Afghanistan ne sont pas faits en vain», a souligné le premier ministre, souhaitant également un prompt rétablissement aux blessés.

Ces décès portent à 116 le nombre de soldats canadiens tués en Afghanistan.




Le carburant de l'avenir: rouler grâce aux. . . déchets

21 03 2009

( Éric Moreault - Le Soleil ) - (Westbury) - Dans la campagne bucolique de l'Estrie, une usine, banale en apparence, révèle aussitôt qu'on y pénètre une structure fascinante, haute de cinq étages et hérissée de tuyaux, de roues, de cadrans : une bioraffinerie. Une poignée d'hommes et de femmes s'affairent en son ventre à produire le carburant de l'avenir, un pétrole vert fabriqué à partir... d'anciens poteaux électriques!

L'usine de démonstration d'une dizaine de millions de dollars située à Westbury, près de Sherbrooke, marque un point tournant pour Enerkem. Elle concrétise la vision du professeur Esteban Chornet d'utiliser des matières organiques, peu importe que cette biomasse soit urbaine, forestière ou agricole, pour les transformer en carburant ou en produit chimique, le tout à une échelle industrielle.

En gros (on vous épargne les détails techniques), il suffit, par exemple, d'utiliser le contenu du sac de poubelle pour le transformer en gaz. Celui-ci est ensuite synthétisé en éthanol. On peut aussi utiliser de la paille, du bois, des algues, etc.

Des chercheurs de partout dans le monde se livrent une course effrénée afin de trouver une solution pour remplacer les hydrocarbures par d'autres substances pour fabriquer de l'énergie. Enerkem, une compagnie québécoise se trouve dans le peloton de tête.

Deux sociétés de capital de risque américaines viennent d'y investir. La compagnie a un contrat de 25 ans avec Edmonton pour la transformation de déchets domestiques en biocarburant. Beaucoup de municipalités, qui discutent avec Enerkem, n'attendent que cette technologie verte fasse ses preuves.

On sait déjà que l'éthanol cellulosique contribue à la réduction des gaz à effet de serre en utilisant des matières premières qui produiraient du méthane lors de leur enfouissement et en se substituant, dans les voitures, au pétrole.

L'idée n'est pas totalement originale, le Japon et le Suède ont une expertise en la matière, mais le procédé d'Enerkem est plus écologique, puisqu'il utilise une approche thermochimique. L'usine sera autosuffisante sur le plan énergétique, en prélevant l'énergie à même le processus de transformation des déchets.

À Westbury, l'usine s'est installée à côté d'une scierie qui débite les poteaux électriques usagés. La scierie utilise le centre pour tailler des madriers, le reste, contaminé aux produits chimiques, est déchiqueté et acheminé dans l'usine par convoyeur. Les contaminants sont décomposés par gazéification ou neutralisés.

Cette technique de gazéification se distingue aussi par le peu d'eau qu'elle requiert en comparaison de la méthode traditionnelle de fermentation. Les matières résiduelles de l'opération servent ensuite d'agrégat pour le ciment ou la brique. Quant au CO2 qui résulte de l'opération, il est capté dans des bonbonnes pour une utilisation industrielle. Selon un rapport indépendant sur le cycle de vie, le processus global permet une réduction nette de plus de trois tonnes de CO2 par tonne de déchets traitée.

Bref, rien ne se perd, rien ne se crée.

Lors de la visite du Soleil, l'équipe de production s'affairait à régler les derniers détails de la mise en route de son usine de démonstration industrielle, d'ici les prochaines semaines.

Terrain de jeu

L'usine Westbury est la deuxième étape vers la commercialisation d'une idée développée en laboratoire, avant la véritable usine. Il y a d'abord eu une usine pilote. Celle d'Enerkem, mise en place dans le parc industriel de Sherbrooke en 2003, sert toujours. Elle est «le terrain de jeu des ingénieurs», pour reprendre l'expression de Denis Arguin, vice-président, ingénierie et implantation de projets.

À cet endroit, le bon vieux système D fait des miracles. «On trouve nos pièces sur eBay, ça prend moins de temps à usiner et ça coûte moins cher. Les gens sont très créatifs. Ça permet d'envisager des concepts complètement différents.»

On peine à imaginer en arpentant ce lieu qui a une vague ressemblance avec la salle des machines d'un sous-marin que des alchimistes nouveau genre tentent de concocter le carburant de l'avenir. Et pourtant. Jusqu'à maintenant, une vingtaine de matières premières ont passé le test de la transformation ? dont des boues usées, du fumier de poulet... Depuis, on tente sans cesse de raffiner la technique pour maximiser le résultat et minimiser l'impact.

L'éthanol a mauvaise presse depuis qu'experts et écologistes ont mis en lumière que l'utilisation de certaines plantes comme le maïs causait plus de dommages qu'il ne produisait de bénéfices pour l'environnement. D'où l'engouement pour l'éthanol cellulosique, dit de «deuxième génération», comme biocarburant.

D'autant qu'une majorité s'accorde maintenant sur le fait que les véhicules hybrides, qui utilisent électricité et carburant comme mode de propulsion, s'avèrent une solution plus réaliste que l'auto électrique. Or, le procédé serait encore plus écologique si on remplaçait le pétrole, en tout ou en partie, par de l'éthanol cellulosique.

L'époque du gaspillage éhonté des ressources naturelles qui caractérise la révolution industrielle a atteint sa conclusion logique. Pour intégrer les pays émergents, la planète n'aura guère le choix de se mettre au diapason du développement durable.

Si le procédé conçu par Enerkem livre toutes les promesses, il permettra de diminuer la pression sur les sites d'enfouissement, de réduire la dépendance québécoise au pétrole et de créer des emplois verts. Il réduira aussi sensiblement les émissions de GES du secteur du transport (40 % des émissions totales au Québec). Ça commence à ressembler à une vision de l'avenir.




Pornographie: Un employé démissionne, Hydro-Québec en suspend 15 autres

21 03 2009

( Louis Tremblay - Le Quotidien ) - (Chicoutimi) - Hydro-Québec a suspendu pour une période indéterminée une quinzaine de travailleurs postés dans ses installations de la Baie James et un autre a démissionné en lien avec une enquête de la Sûreté du Québec sur l'utilisation de matériel pornographique. Ils sont soupçonnés d'avoir « visionné ou propagé » de la pornographie.

La porte-parole d'Hydro-Québec, Marie Archambault, a confirmé au Quotidien en début de soirée, hier, que ces suspensions avaient été effectuées au fil d'une enquête interne. La suspension, a-t-elle indiqué, sera maintenue jusqu'à la conclusion de l'enquête.

Selon les précisions obtenues, seul l'employé démissionnaire est sous la loupe des enquêteurs de la Sûreté du Québec. La quinzaine d'autres est l'affaire du service de sécurité de la société d'État.

« Nous ne voulons pas identifier pour le moment un endroit particulier à la Baie James », a déclaré au Quotidien Mme Archambault tout en rappelant que, pour le moment, aucune décision de congédiement n'a encore été prise.

Interrogée à savoir si le matériel diffusé présentait des scènes de pornographie juvénile ou infantile, la porte-parole a refusé d'élaborer, préférant s'en remettre aux conclusions à venir. Elle n'a pas été plus loquace au sujet de la période des infractions.

Le Quotidien a cependant appris que les enquêtes parallèles de la SQ et d'Hydro remontent à plusieurs mois, plus de 12, semble-t-il, et que la décision de la suspension a été prise au cours des dernières heures.

La chef média d'Hydro-Québec hésite à faire un lien entre le motif de la démission d'un de ses employés et la suspension d'une quinzaine d'autres. « On peut présumer qu'il y a un lien entre la démission de cet employé et les personnes suspendues en ce moment, mais il s'agit d'une présomption pour le moment. L'enquête pourrait nous permettre d'en savoir plus », a ajouté Marie Archambault. Le nom de l'employé démissionnaire n'a pas été dévoilé par la société d'État.

La nouvelle s'est rapidement ébruitée en fin de journée, hier, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, région d'attache de la plupart des travailleurs d'Hydro de la Baie James. Pour plusieurs, ces emplois à la Baie James sont considérés comme une véritable mine d'or en raison des conditions particulières (horaire et rémunération) rattachées à ces emplois.

Enquête policière

L'information du Quotidien a semblé prendre de court Hydro-Québec qui, dans un premier temps, s'était limité à confirmer la seule démission d'un employé suivant une enquête de la SQ. Après vérification et quelques heures plus tard, Mme Archambault s'est fait plus loquace, sans toutefois préciser si l'employé démissionnaire faisait l'objet d'une poursuite en vertu du Code criminel. Ce dernier prévoit une peine minimale d'emprisonnement en matière de pornographie juvénile.




Les pompiers réclament 631 500 $ à la Ville pour les propos de Richard Côté

21 03 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - À la suite du dépôt d'un grief, les pompiers de Québec réclament la somme de 631 500 $ à la Ville de Québec afin de laver leur réputation. Cette somme est exigée en raison de commentaires que le vice-président du comité exécutif de la Ville, Richard Côté, a formulés lors d'un reportage diffusé sur les ondes de TVA et dans lequel le politicien avançait que des pompiers mettaient la sécurité des citoyens en danger en raison de certains moyens de pression.

Dans ce reportage diffusé il y a environ une semaine, M. Côté dénonçait les agissements d'un groupuscule de pompiers. Ceux-ci enverraient des camions et des sapeurs sur les lieux d'incendies ou d'accidents dont la caserne d'origine serait très loin de la scène; au lieu de diriger les effectifs les plus près du sinistre. Selon M. Côté, ces agissements auraient comme objectif de ralentir le temps d'intervention des pompiers.

«Nous souhaitons seulement rétablir notre réputation, indique Éric Gosselin, le président de l'Association des pompiers professionnels de Québec. Jamais les pompiers de Québec auraient pu commettre des gestes qui auraient mis la sécurité des citoyens en danger. M. Côté a fait ces déclarations dans le but de se faire du capital politique.»

M. Gosselin réclame donc 1500 $ pour chacun des 411 pompiers de la Ville de Québec, et une somme de 15 000 $ pour l'Association. Si les pompiers ont gain de cause, le montant total sera versé à un organisme de charité de Québec.

Ce grief fait suite à une mise en demeure que l'Association a envoyée à M. Côté, et dans laquelle celui-ci était sommé de se rétracter, ce qu'il n'a pas fait à ce jour.

Dans ce même reportage, M. Côté avançait que les pompiers retardaient aussi la rédaction de rapports d'incendie, ce qui nuirait à des citoyens qui souhaitent réclamer des sommes à leurs assurances.

«Nous avons demandé à la direction de nous donner la liste des rapports qui causent problème, indique M. Gosselin. Je l'ai reçue hier. Encore là, la Ville dit n'importe quoi, puisque dans ces rapports, il y a des incidents qui datent de 2002-2003.»

M. Côté a fait savoir par la voix d'une employée de son bureau qu'il ne souhaitait pas commenter l'affaire.




Canada
Le panier d'épicerie de plus en plus dispendieux

21 03 2009

( Alain Laforest - TVA/Montréal pour LCN ) - Vous l'avez sans aucun doute remarqué à l'épicerie, les prix de plusieurs denrées alimentaires ont beaucoup augmenté ces derniers mois.

Selon les dernières données de Statistique Canada, le prix des aliments s'est accru de 7,4 pour cent en février par rapport à la même période l'an dernier.

Le coût des légumes frais a bondi de 24,5 pour cent en février; 21,1 pour cent pour les fruits frais.

Aussi, la crise alimentaire mondiale a fait exploser le coût des produits céréaliers, comme le riz; une hausse de 27,2 pour cent en février.

Le Conseil canadien des distributeurs en alimentation affirme que les marchands ne font pas plus de profit.




Forcené de Val-Bélair
Probation de trois ans pour le militaire Picotin

21 03 2009

( Stéphane Dion - Le Journal de Québec ) - L'adjudant René Picotin, qui avait tenu les policiers en haleine pendant une douzaine d'heures le mois dernier dans sa résidence de Val-Bélair, a été remis en liberté hier au Palais de justice de Québec.

Le militaire de 47 ans devra cependant demeurer dans une maison de transition où il suivra notamment une thérapie pour son problème d'alcool en plus d'être soumis à une période de probation de trois ans. C'est le directeur de l'établissement qui déterminera la durée du séjour de l'individu.

René Picotin s’était barricadé, le 8 février dernier, dans sa résidence de la rue de l’Etna, dans le secteur Val-Bélair, à Québec, et menaçait de s’enlever la vie. Il s’était finalement rendu aux policiers.

Le père de deux enfants avait déjà reconnu sa culpabilité aux accusations de menaces de mort à l'endroit de sa conjointe et des policiers.

L'individu reconnait la gravité de ses gestes et en assume la responsabilité selon le rapport présentenciel présenté hier au tribunal par son agente de probation. Picotin lui a raconté qu'il avait vécu la pire rage de sa vie à la suite du départ de sa conjointe. Il a alors tout saccagé dans la maison.

Selon lui, il était dans une bulle et il avait à peine conscience de ce qu'il faisait. C'est l'alcool qui l'aurait amené à agir ainsi.

«J'ai besoin d'aide et je suis prêt à obéir à tout ce qu'ils vont me dire en maison de transition», a assuré Picotin en s'adressant au juge tout en exprimant ses regrets.

Conscient de son problème, le militaire avait amorcé, avant les événements de février, une thérapie qu'il avait cependant dû interrompre en raison d'un entraînement au Texas.

Pendant sa probation, il lui sera interdit de consommer de l'alcool pour les trois prochaines années et de faire usage d'une arme à feu pendant la même période sauf dans le cadre de son emploi au sein des Forces.

Militaire depuis 24 ans, il devait s'envoler vers l'Afghanistan le 26 mars prochain. Mais les Forces armées canadiennes ont annoncé qu'il ne serait pas déployé au cours de cette mission.




Québec: Mondial de BMX en vue

21 03 2009

( Pierre Pelchat - Le Soleil ) - (Québec) - L'organisateur d'événements Gestev souhaite aménager à Québec une piste de vélos BMX de niveau international comme celle qui a servi aux Jeux olympiques de Pékin.

Avec de telles installations, Gestev, qui organise le Red Bull Crashed Ice, des compétitions internationales de surf des neiges et de vélo de montagne, veut amener à Québec les plus grands cyclistes BMX au monde.

«Nous souhaitons présenter des Coupes du monde de BMX à Québec en 2011, 2012 et 2013 et le championnat mondial en 2014. Un tel championnat amènerait à Québec quelque 3000 participants provenant de 60 pays. Les retombées économiques seraient très importantes», a affirmé au Soleil le président de Gestev, Patrice Drouin, en marge d'une allocution prononcée à un dîner de la Jeune Chambre de commerce de Québec.

Pour tenir ces compétitions à Québec, il est question d'investir entre 300 000 $ et 500 000 $ dans l'aménagement d'une piste pour les vélos BMX de niveau olympique. La piste de supercross occuperait un espace équivalent à un terrain de football.

«Nous avons rencontré des commissions scolaires. La piste pourrait être aménagée près d'une institution d'enseignement qui offrirait un programme sports-études en BMX. Ce serait aussi une façon de réduire les coûts. Nous n'aurions pas à investir pour des vestiaires, des dou­ches», a expliqué M. Drouin.

Parmi les sites potentiels, il y a des terrains à l'Université Laval, près de l'école Wilbrod-Bhérer et du parc Victoria à Québec et aussi sur la côte de Beaupré.

Pour l'heure, aucune entente n'a encore été conclue pour le financement du projet ni sur le choix d'un emplacement pour la piste. M. Drouin a toutefois précisé qu'un montage financier avait été préparé et que des entreprises privées étaient prêtes à investir dans ce projet.

Le patron de Gestev est confiant d'obtenir des compétitions internationales de BMX à Québec si une piste est aménagée. La petite entreprise qui compte 20 employés et qui fait affaire avec plusieurs sous-contractants jouit d'une bonne crédibilité auprès des associations sportives internationales. Depuis plusieurs années, Gestev organise avec succès des compétitions de haut niveau de surf des neiges et de vélos de montagne.

Les courses de vélos BMX, qui sont très prisées en Californie, ont obtenu leurs lettres de noblesse. Cette discipline fait partie des compétitions officielles aux Jeux olympiques depuis les Jeux de Pékin l'an dernier. En 2007, le championnat mondial a eu lieu à Victoria, en Colombie-Britannique.




Film d'activités sexuelles avec un chien: la Cour d'appel acquitte le beau-père de l'adolescente

21 03 2009

( Richard Hénault - Le Soleil ) - (Québec) - La Cour d'appel infirme le jugement de première instance et elle acquitte le beau-père condamné pour avoir produit de la pornographie juvénile à partir d'images de sa belle-fille de 16 ans s'adonnant à des activités sexuelles avec son chien et se masturbant.

L'homme de 41 ans avait été condamné en 2007 à la peine minimale d'un an prévue pour ce genre de délit. Les événements, quant à eux, s'étaient déroulés un an plus tôt.

Avec l'accord de sa conjointe, le beau-père avait caché une caméra de surveillance dans le salon afin d'épier le comportement des deux enfants de sa conjointe. Ceux-ci avaient des troubles de comportement, ils se chamaillaient fréquemment et ils s'étaient déjà livrés ensemble à des attouchements sexuels.

À son retour du travail, un soir, l'appelant a découvert sur les images captées par la caméra que l'adolescente se masturbait et se livrait à une activité sexuelle avec son chien. L'homme a téléchargé la vidéo dans son ordinateur et il en a tiré quatre photos, qu'il a ensuite remises à la victime en lui suggérant de les utiliser pour raconter à sa mère ce qu'elle avait fait.

Les photos sont toutefois tombées entre les mains du garçon de 11 ans, qui en a parlé à son intervenant. Les accusations contre le beau-père ont suivi. La Cour d'appel estime dans un premier temps que l'appelant agissait quotidiennement comme s'il était le père des enfants, leur père biologique étant absent de leur vie. En plaçant la caméra, son but était d'aider sa conjointe à régler les chicanes entre les deux jeunes.

De plus, ajoutent les juges Julie Dutil, Benoît Morin et Allan Hilton, de la Cour d'appel, c'est bien malgré lui que le beau-père, ne soupçonnant pas les agissements de l'adolescente, s'est retrouvé dans cette situation. C'est aussi dans l'intérêt de cette dernière qu'il lui a remis les photos afin qu'elle se discipline.

Son seul but était donc un «but légitime lié à l'éducation» de la fille de sa conjointe, un moyen de défense prévu par le Code criminel. Enfin, soulignent les trois juges, les images vidéo et les photos sont demeurées du domaine privé.




Mort du jeune Mathieu Thibeault: la Couronne fait appel de la peine

21 03 2009

( Richard Hénault - Le Soleil ) - (Québec) - Qualifiant de «manifestement non indiquée» la peine globale de six ans de pénitencier infligée à Alain Morneau, le ministère public vient de demander la permission de faire appel.

En déduisant la détention provisoire de cinq mois purgée par le chauffard de 39 ans, il avait écopé d'une peine de 62 mois de pénitencier pour avoir causé la mort du jeune Mathieu Thibeault, 15 ans, en conduisant avec les capacités affaiblies et pour avoir causé des lésions corporelles à Yannick Boily, son copain aussi âgé de 15 ans qui était passager sur son cyclomoteur. Au moment de l'accident, en septembre 2008, Morneau avait un taux d'alcoolémie de 0,24.

Le procureur de la Couronne qui demande à la Cour d'appel de casser la décision sur la peine, Me Jean-Simon Larouche, avait réclamé une peine de 10 ans de pénitencier et une interdiction de conduire à perpétuité. La juge avait assorti la peine de six ans d'une interdiction de conduire durant 12 ans.

On se rappellera qu'avant l'accident survenu à l'intersection des rues Père-Lelièvre et de Brugnon, Morneau avait consommé de l'alcool dans trois bars, entre 15h30 et 19h30. Il a tourné à gauche sur un feu rouge, rappelle Me Larouche dans sa requête. Les deux adolescents se sont quant à eux engagés dans l'intersection sur un feu vert, heurtant de plein fouet la portière droite du véhicule de Morneau.

Celui-ci ne s'est arrêté que quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur les lieux de l'accident quelques minutes plus tard. Il a ensuite déclaré aux policiers qu'il avait aussi fumé de la marijuana, trois heures plus tôt.

Dans l'accident, le jeune Boily a eu un poignet et le nez fracturés. Il conserve encore des séquelles d'avoir vu son ami mourir.

Au chapitre des facteurs atténuants, le procureur ne concède à Morneau que le fait d'avoir plaidé coupable et celui d'avoir «semblé exprimer» des remords. Il souligne par contre que l'individu avait déjà été condamné trois fois pour conduite avec les capacités affaiblies, en 1990 et en 1993.

Selon Me Larouche, la juge qui a condamné le chauffard n'a pas porté une attention adéquate à ces récidives ni au taux d'alcoolémie de Morneau, trois fois supérieur à la limite permise. De plus, la juge n'a fait aucune mention de la consommation de drogue par l'individu ni du fait qu'il avait quitté les lieux de l'accident.

Le ministère public reproche en outre à la juge de ne pas avoir tenu compte de l'intention du législateur de rendre les peines plus sévères pour ce genre de crime. Pour déterminer celle à infliger, elle se serait d'ailleurs basée sur une décision actuellement pendante devant la Cour d'appel. Enfin, écrit Me Larouche, la juge n'a pas considéré le risque de récidive représenté par Morneau, vu le fait qu'il n'a jamais suivi de thérapie depuis ses premières condamnations et qu'il n'a jamais cessé de boire.

Le père heureux de la décision

Le père de la victime, Marc Thibeault, était bien heureux de la décision du ministère public. Hier matin, il dit avoir reçu un appel d'un employé du bureau des poursuites criminelles et pénales qui lui a annoncé la bonne nouvelle. Il sait très bien que ces nouvelles procédures judiciaires pourraient ne rien donner de concret en fin de compte, mais il espère quand même que le tribunal augmentera la sentence de Morneau.

«Moi, si je me bats, c'est pour enlever les multirécidivistes de la route et pour qu'ils soient enfermés le plus longtemps possible, a indiqué M. Thibeault. Si l'histoire de mon fils peut faire avancer cette cause et faire en sorte que les peines d'emprisonnement deviennent plus sévères pour les multirécidivistes, alors j'aurais atteint mon objectif.»

Lors de l'entrevue, M. Thibeault a notamment fait mention du cas de Mario Fortier, un résidant de 42 ans de la Beauce qui a été pris pour une sixième fois, samedi dernier, derrière le volant alors qu'il était en état d'ébriété. En 2000, Fortier avait causé la mort d'une avocate de Québec en percutant la voiture de la procureure. Il avait alors soufflé trois fois la limite permise.

«C'est exactement pour enlever ce type de personnes des routes que je me bats, a-t-il ajouté. Ces gens-là doivent demeurer derrière les barreaux le plus longtemps possible.»

( Avec Matthieu Boivin )




100 millions pour retaper la Citadelle de Québec

21 03 2009

( Le Devoir ) - Les Forces canadiennes lancent plusieurs projets d'infrastructure au Québec.

La Citadelle de Québec subira une cure de jeunesse majeure dans les prochaines années. Ce joyau militaire et patrimonial au coeur de la capitale sera rénové par les Forces canadiennes au coût de 100 millions de dollars, a appris Le Devoir. Le projet devrait s'échelonner sur dix ans.

La réfection de la Citadelle sera le plus important projet d'infrastructure militaire à voir le jour au Québec dans les prochaines années. Mais d'autres projets de construction et de rénovation des installations militaires seront mis en branle au cours des trois prochaines années, pour un total de 95 millions de dollars (Citadelle exclue).

Lors d'une rencontre qui s'est déroulée à Montréal cette semaine, les Forces canadiennes ont permis au Devoir de prendre connaissance de ses projets d'infrastructure au Québec.

Au quartier général du Secteur du Québec de la force terrestre (SQFT), dans l'est de Montréal, on reconnaît que la remise en état de la Citadelle est de loin le dossier le plus «délicat», en raison non seulement des coûts, mais également du caractère patrimonial de l'endroit.

«Ce projet, c'est un casse-tête pour le service du génie, qui doit élaborer les plans tout en conservant la valeur historique du site», explique la lieutenant-colonel Annie Lapointe, commandant des services du génie au SQFT. «C'est délicat. C'est un joyau pour la ville de Québec, ça touche beaucoup de gens.»

L'armée évalue les travaux de réfection à près de 100 millions de dollars. Il s'agit de travaux majeurs qui s'échelonneront sur 10 ans. L'ampleur de la tâche dépasse largement l'entretien régulier de l'endroit, explique la responsable du génie au sein des Forces canadiennes.

Il s'agit d'une «mise à niveau à long terme des infrastructures», selon la lieutenant-colonel Lapointe. Les fortifications seront refaites à certains endroits. À l'intérieur de la Citadelle, on remettra en état les façades de plusieurs bâtiments. «Certaines casemates devront être refaites presque au complet», explique Mme Lapointe. Les conduites souterraines d'eau et d'égout seront aussi refaites.

Dans le jargon militaire, on affirme que le projet devrait recevoir dans les prochaines semaines «l'approbation préliminaire de projet». Une fois cette étape franchie, les consultants privés entrent en scène et préparent les plans et devis. Ce travail complété, il faudra de nouveau faire approuver le projet et les coûts finaux, ce qu'on nomme «approbation définitive de projet». Les travaux peuvent ensuite commencer.

Selon la lieutenant-colonel Annie Lapointe, ces étapes seront complétées d'ici deux ans, pour un début des travaux en 2011, si tout va bien.

Le Manège militaire attendra

Malgré ces délais, quand on se compare, on se console, puisque le Manège militaire de Québec, situé tout juste à côté de la Citadelle, devra attendre passablement plus longtemps avant de connaître son sort. Rien n'est encore dans les cartons pour ce bâtiment historique qui a brûlé l'an dernier. «C'est un sujet politique sensible. On n'a rien pour l'instant», se contente de dire Mme Lapointe.

La Citadelle, haut lieu touristique de la capitale, est encore utilisée par les Forces canadiennes et la gouverneure générale du Canada. Le quartier général du 2e bataillon du Royal 22e Régiment est hébergé dans cette enceinte militaire complétée en 1850. La gouverneure générale Michaëlle Jean, commandante en chef de l'armée, y a également des bureaux.

La Citadelle fait partie de la zone historique de Québec qui est classée sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985. La Citadelle a été construite selon le système de défense de l'ingénieur français Vauban. La construction de l'enceinte extérieure a débuté en 1820 et il aura fallu 30 ans pour compléter tous les travaux. Elle présente la forme d'un polygone à quatre angles et couvre une superficie de 2,3 km2.

Construction d'un village urbain à Valcartier

Parmi les autres projets d'infrastructure militaire en développement au Québec, on note la construction d'un village urbain dans le secteur d'entraînement de la base de Valcartier, en banlieue de la capitale.

Ce projet, toujours en développement, se veut un ajout important pour l'entraînement des soldats qui vont se battre dans des guérillas urbaines, comme en Afghanistan. Le faux village reproduit les conditions de combat en zone urbaine, avec des maisons et des rues. La base de Wainwright, en Alberta, possède des installations semblables. Tous les militaires déployés à Kandahar se sont entraînés dans ce lieu. Le coût du projet de Valcartier oscille autour de cinq millions de dollars.

Autres projets dans les cartons

À plus court terme, soit pour les trois prochaines années, les Forces canadiennes mèneront à terme 11 projets d'infrastructure dans la province, pour un total de 94,8 millions de dollars.

Sur 20 ans, le plan du ministère de la Défense prévoit l'ajout de sommes importantes dans les infrastructures. D'ailleurs, depuis quatre ans, l'investissement de l'armée dans ses infrastructures au Québec est en hausse constante, passant de 22,1 millions de dollars en 2005-06 à 36,1 millions cette année (2008-09).

«Toutes nos installations ont été construites en même temps, dans les années 60. On est à la fin de leur vie utile. Et ce qui n'aide pas, c'est qu'on a toujours sous-investi dans l'entretien, alors il y a un immense rattrapage à faire», explique le lieutenant-colonel Lapointe.

Des exemples? La base de Longue-Pointe, dans l'est de Montréal, recevra des investissements de 51,8 millions de dollars d'ici trois ans, notamment pour la construction d'un hangar (40,8 millions) qui abritera 98 véhicules blindés légers (VBL). Le 5e Groupe brigade de soutien aux opérations se verra quant à lui construire un nouveau bâtiment (11 millions).

À Valcartier, la plus grosse base militaire au Québec, 29 millions de dollars en infrastructure seront investis d'ici trois ans. Le Centre d'instruction recevra un nouveau bâtiment (14 millions) et un nouveau garage (3 millions). Des travaux pour connecter le réseau d'eau potable de Valcartier à celui de la Ville de Québec (1,5 million) devraient aussi commencer sous peu. Le projet a passé toutes les étapes et n'attend plus que l'approbation du ministre Peter MacKay.

Des investissements de 13 millions de dollars sont aussi prévus au centre d'entraînement de Farnham, dans les Cantons-de-l'Est, d'ici trois ans.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

21 03 2009

Prévisions émises à : 5h00 HAE le samedi 21 mars 2009

Aujourd'hui

Ensoleillé. Ennuagement graduel tard cet après-midi. Vents devenant du sud-ouest à 20 km/h en mi-journée. Maximum plus 2. Indice UV de 3 ou modéré.

Ce soir et cette nuit

Nuageux. Faible neige débutant vers minuit. Vents d'ouest de 20 km/h devenant légers vers minuit. Minimum moins 4.

Dimanche

Faible neige cessant en mi-journée. Dégagement par la suite. Vents du nord-ouest de 20 km/h devenant légers en fin de journée. Maximum zéro.

Lundi

Ensoleillé. Minimum moins 16. Maximum moins 3.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 6. Maximum plus 4.

Mercredi

Ensoleillé. Minimum moins 6. Maximum 7.

Jeudi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 5. Maximum plus 5.

Vendredi

Nuageux. Minimum moins 1. Maximum 6.




Afghanistan : un soldat de l'Otan tué, le cinquième en une journée

21 03 2009

( Agence France-Presse ) - KABOUL - Un soldat de l'Otan a été tué vendredi dans des violences dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'alliance samedi, ce qui porte à cinq le nombre de morts dans ses rangs en une journée, l'une des plus meurtrières pour les troupes de l'alliance dans ce pays.

L'armée canadienne avait annoncé vendredi la mort de quatre soldats canadiens et d'un interprète afghan, tués par deux explosions dans le sud de l'Afghanistan, portant à 116 morts le bilan des pertes canadiennes dans ce pays.

Un cinquième soldat a été tué vendredi dans une "action hostile", a annoncé samedi la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), sous commandement de l'Otan, dans un communiqué.

L'Isaf n'a pas donné la nationalité du soldat, laissant au pays concerné le soin de le faire.

Les militaires canadiens tués vendredi participaient à une vaste opération contre les lignes de ravitaillement des talibans.

Le général Jonathan Vance, commandant du contingent canadien, a estimé qu'il ne fallait pas "voir dans ces incidents l'échec de personnes ou de la mission".

La journée de vendredi a été l'une des plus meurtrières pour le contingent canadien qui compte actuellement quelque 2.800 militaires et est essentiellement déployé dans la région de Kandahar, l'un des bastions des talibans dans le sud de l'Afghanistan.

L'Isaf compte actuellement près de 62.000 soldats de 42 nations.

La journée de vendredi porte à 71 le nombre de soldats étrangers tués en Afghanistan depuis le début de l'année, selon le site icasualties.org qui fait le décompte des pertes dans les rangs de forces étrangères en Afghanistan et en Irak.




Le service des postes américain prévoit licencier 150 000 employés

21 03 2009

( Le Journal de Québec ) - Le service des postes américain offrira à 150 000 employés de prendre leur retraite anticipée, diminuera la taille de son administration et fermera certains de ses bureaux, a annoncé vendredi l'agence fédérale.

Le service des postes a perdu 2,8 milliards $ US l'an dernier et devrait faire face à des pertes encore plus importantes cette année, et cela, malgré une augmentation des frais de timbre pour le service en première classe prévue le 11 mai.

L'agence a affirmé qu'elle réduirait le personnel de son administration de 15 pour cent, avec plus de 1400 postes et 400 installations qui devraient être éliminées.

Et 150 000 employés des postes se verront offrir de prendre une retraite anticipée.

L'agence avait déjà fait de telles offres l'an dernier, mais les syndicats avaient encouragé leurs membres à ne pas les accepter et elles n'avaient donc pas été très populaires. Le service des postes n'a pas indiqué si la nouvelle proposition incluait de nouveaux incitatifs financiers.

L'agence a également annoncé la fermeture de 6 des 80 bureaux de district du pays. Ces bureaux sont chargés des tâches administratives et les représentants de l'agence ont indiqué que leur fermeture ne devrait pas affecter la livraison locale du courrier. Leur fermeture devrait être complétée d'ici cinq mois.

Le premier trimestre de l'année fiscale, qui s'étend d'octobre à décembre, est généralement le plus occupé pour les bureaux de poste. Malgré cela, l'agence a encaissé une perte de 384 millions $ au cours de cette période.

Selon les représentants de l'agence, il y aurait eu 5,2 milliards unités de courrier en moins cette année, et ce, par rapport à l'an dernier.

Le service des postes a indiqué qu'il avait réduit 50 millions d'heures de travail, avait cessé la construction d'installations et gelé les salaires des cadres supérieurs. Il a également vendu certaines installations inutilisées et diminué les heures de service.

Le directeur du service des postes, le général John Potter, a demandé au Congrès de considérer la réduction des journées d'opération, les faisant passer de 6 à 5 jours, afin de faire des économies.




Dix mois de prison pour le pédophile Roberto Guillemette

21 03 2009

( Stéphane Dion - Le Journal de Québec ) - Roberto Guillemette, un pédophile qui a abusé sexuellement pendant trois ans de la fille de son ancienne conjointe, a été condamné vendredi à dix mois de prison.

«Je vais faire ce que je fais habituellement à ta mère», avait-il dit à l'enfant d'une dizaine d'années lorsqu'il l'a agressé.

Dans son jugement, le juge Jean-François Dionne parle d'une agression grave et intrusive où l'accusé a amené dans la chambre la jeune fille, l'a dénudée, s'est déshabillé à côté d'elle et a exécuté des gestes très agressifs qui sont venus près de la pénétration.

Le stratagème utilisé par Guillemette était souvent le même. Il chatouillait l'enfant avant de lui caresser les seins, les fesses et ses parties génitales. Les événements se sont déroulés à Québec entre 1999 et 2002.

L'homme avait aussi l'habitude de frapper violemment le jeune frère de la victime alors âgée entre 7 et 10 ans. Selon la preuve, l'homme était en état d'ébriété au moment où il a commis ses gestes.

«L'accusé ne démontre aucune empathie envers les victimes, écrit le juge Dionne. Son indifférence est liée, semble-t-il, aux distorsions cognitives qu'il entretient et à l'état d'intoxication habituellement présent lors de la commission des crimes.»

L'agresseur a admis, avec beaucoup de réticences, avoir lui-même été victime de violence sexuelle lorsqu'il était un enfant.

Probation de 3 ans

La cour lui interdit de se trouver seul en compagnie d'une personne de sexe féminin de moins de 18 ans et d'utiliser un ordinateur afin de communiquer avec une personne âgée de moins de 14 ans pendant une période de trois ans.

Guillemette devra fournir un échantillon d'ADN et son nom sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans.





1 Commentaire :

Commentaire écrit le lundi 18 janvier 2010 à 05:46:06 (lien)
joselito guillemette
il merite de pourrir en-dedans


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Eric Lapointe
Entre l'ombre et la lumière

21 03 2009

( Michelle Coude-Lord - Le Journal de Montréal ) - La boisson et les drogues étaient en train de le tuer. La musique et la scène seront sa thérapie.

À 39 ans, Éric Lapointe revient d’un grand trou noir. Sobre depuis deux mois, le rocker déclare: «Je ne regrette rien, même si je sais que je suis chanceux d’en sortir vivant.»

Pour la première fois depuis l’âge de 12 ans, Éric Lapointe doit vivre sans sa bouteille et sans sa drogue.

«Je suis allé au bout. La nuit, je l’ai brûlée et rebrûlée», dit en entrevue exclusive au Journal, confortablement installé dans un restaurant de la rue Drummond, devant un «verre»... de café.

Il demande au serveur de lui faire un bon mélange de café comme s’il voulait faire semblant... Il affirme en boire des dizaines durant la journée pour contrôler ce surplus d’énergie. Il prend des médicaments pour ralentir l’activité de son cerveau qui a tenu le coup, heureusement, lors de ce coma provoqué par les médecins de l’hôpital Royal Victoria, en janvier.

L’homme est fragile et solide à la fois. Ses doigts tremblent à peine. Il se souvient. Nous sommes le 29 janvier. Il revient d’un voyage dans le Sud où il ne s’est pas senti très bien. Il essaie de moins boire et moins se droguer depuis déjà quelques semaines.

Il est à son gymnase, il s’entraîne. Et là il s’effondre. Il a des convulsions.

«Heureusement, je n’étais pas seul, des gens ont pu appeler une ambulance rapidement. À partir de là, je ne me souviens plus de rien. Mon corps venait d’enterrer l’oiseau de nuit excessif», raconte-t-il, conscient que, désormais, il est devant un certain Éric Lapointe qu’il ne connaît pas.

«Au fait, je ne l’ai jamais rencontré», ajoute-t-il.

Durant ses années de nuits angoissées, paralysé par l’alcool, a-t-il déjà pensé au suicide?

«Qui n’y a pas pensé? Je suis habité par une mélancolie. Victor Hugo disait que c’est la joie d’être triste. Mais je suis un amoureux de la vie.»

Les médecins l’ont pris en main

Huit jours de coma artificiel* pour nettoyer son corps. «C’est l’enfer! Du délire, des hallucinations! Tu tombes dans un monde imaginaire. Je plains les schizophrènes. C’est affreux! Les spécialistes ont pu contrôler les psychoses possibles. Je les remercie aujourd’hui de m’avoir sorti de là vivant, le cerveau intact.»

Des médecins qui ont été francs avec lui. «Ils m’ont dit qu’il fallait que j’arrête de boire et de me droguer si je voulais vivre. J’aurai 40 ans en septembre et j’ai le dedans du corps d’un homme de 55 ans. Donc, le message est clair.»

L’après...

Sorti de l’hôpital le 12 février, il n’est pas entré dans un centre désintoxication.

«Je ne suis pas du genre à étendre mon âme devant des gens qui pourraient par la suite utiliser mes confidences», dit-il. Il s’est plutôt retiré trois semaines dans une maison aux îles Turks avec sa blonde, Mélanie Chouinard, toujours là à ses côtés.

«J’ai pas dit un mot pendant des semaines. Elle doit s’habituer à un homme plus introverti. Au fait, médicalement, tout est fait. Il reste maintenant à me désintoxiquer l’âme avec mon public et ma musique.»

Pas question qu’il devienne porte-parole d’une fondation ou défenseur de la sobriété.

«À moins qu’une brasserie ne décide de créer une bière Lapointe .5 en mon nom. Pour moi, c’est la fin d’une histoire d’amour avec l’alcool, mais bon Dieu que je comprends les alcooliques», lance-t-il avec cœur.

Éric Lapointe est et sera toujours le même «gars excessif».

«Je respecte toutes ces démarches et j’ai de la compassion pour ces gens-là qui comme moi cachent leurs démons dans la boisson. J’accepte de vivre un jour à la fois et de faire du ménage dans ma tête. Mais je suis le même rocker qui aime les femmes, la nuit et la musique. Je ne demanderai pas à mes amis de changer», conclut-il.




Hélicoptère abîmé en mer: des enquêteurs trouvent une pièce cassée

21 03 2009

( La Presse Canadienne - Saint-Jean ) - Les enquêteurs qui examinent l'épave de l'hélicoptère Sikorsky qui s'est abîmé en mer au large des côtes de Terre-Neuve-et-Labrador, la semaine dernière, ont annoncé vendredi qu'ils ont trouvé une pièce brisée qui pourrait expliquer la cause de l'accident qui a fait 17 morts parmi les 18 personnes qui se trouvaient à bord.

Les autorités du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) ont rapporté avoir trouvé un goujon de fixation brisé sur la cuve de filtre de la boîte de vitesse principale de l'appareil S-92. La pièce avait d'ailleurs fait l'objet d'un bulletin de service publié par la compagnie Sikorsky Aircraft.

La perte du goujon de titane pourrait avoir occasionné une perte de pression d'huile, et éventuellement une perte de contrôle de l'appareil, selon ce qu'a affirmé l'enquêteur en charge du dossier, Mike Cunningham. Quoiqu'il s'agisse d'une information très importante, cette possibilité demeure toutefois pour le moment une hypothèse, a-t-il souligné.

M. Cunningham a également allégué que la Federal Aviation Administration (FAA) des Etats-Unis distribuera une consigne de navigabilité d'urgence, ordonnant à tous les exploitants d'hélicoptères de modèle Sikorsky S-92 de maintenir leurs flottes à terre jusqu'à ce que les goujons de fixation en titane aient été remplacés par des pièces en acier.

Une porte-parole de la FAA, Laura Brown, a cependant répliqué, depuis Washington, que l'organisme étudie toujours les conclusions du BST et qu'aucune consigne n'a été émise pour le moment.

La compagnie Sikorsky avait publié un bulletin de service le 28 janvier indiquant que les goujons devraient être remplacés, et ce, d'ici 1250 heures de vols ou un an après l'envoi de l'avertissement.

Un porte-parole de l'entreprise, Paul Jackson, n'a pas voulu commenter la découverte du BST ou la raison de la publication du bulletin par Sikorsky. Il a simplement affirmé que l'entreprise s'assurait que ses exploitants sont bien informés des mesures qu'ils devraient prendre.

M. Cunningham a par ailleurs également souligné que le goujon aurait pu être brisé au moment de l'impact ou lors de l'opération de récupération. Il a ajouté qu'il avait averti la FAA en raison du bulletin de service publié par Sikorsky.




Au lit avec Yoko Ono

21 03 2009

( Mario Cloutier - La Presse ) - Il y a 40 ans, John Lennon et Yoko Ono débarquaient à Montréal pour y tenir leur mythique bed-in. Leur séjour, du 26 mai au 2 juin, fut l'un des plus grands événements en faveur de la paix. Le point culminant de ce happening fut l'enregistrement de la chanson Give Peace a Chance dans la suite 1742 de l'hôtel Reine-Elizabeth qu'occupèrent les amoureux. En attendant l'ouverture de l'exposition Imagine - La ballade pour la paix de John et Yoko, le 2 avril prochain au Musée des beaux-arts de Montréal, La Presse a rencontré Yoko Ono à New York.

Q Qu'est-ce que ce retour lié au bed-in signifie pour vous, comme artiste et être humain?

R Montréal représente pour moi de très forts et beaux souvenirs. Penser à Montréal, chaque fois, me réconforte à propos des choses de la vie. La raison, c'est que nous y avons passé un moment fort agréable et passionnant. Pour l'époque, nous avons fait quelque chose d'audacieux (rires). C'était pratiquement comme une lune de miel, quelque chose de très bon.

Q L'événement a été fort médiatisé. Comment avez-vous vécu cette intimité partagée avec les journalistes et le public?

R Il y avait beaucoup de médias, mais nous y étions habitués. Ce qui nous a surpris, c'est que les gens viennent s'asseoir sur le lit avec nous. Je pensais qu'ils garderaient leurs distances, mais non. C'était emballant. Pour nous aussi, vraiment. Il faisait un temps merveilleux et il y avait cette pleine lune le soir dans un ciel sans nuages. Un très bon signe.

Q Et c'est là que vous avez enregistré la chanson Give Peace a Chance.

R Cela s'est fait d'une façon si douce et décontractée. Les médias ont été très gentils. La presse écrite et la radio étaient toujours présentes sans être envahissantes. Les gens et les fans étaient toujours là à l'extérieur. On sentait leur présence et c'était un très bel échange d'amour. À l'intérieur, les gens qui travaillaient étaient très gentils. J'y étais à l'aise.

Q Après 40 ans, est-ce que vous croyez que votre message de paix a été bien compris, qu'on l'a suffisamment entendu?

R Quand nous avons décidé de soutenir la paix à l'époque, peu de gens le faisaient. Il y en avait, mais ce qui s'est passé à l'hôtel, c'était comme... wow! On sentait que quelque chose de différent venait de se produire. Des gens plus âgés nous en voulaient, mais les jeunes comprenaient vraiment ce qu'on faisait et on a senti cette connexion avec eux.

Q Toute votre oeuvre comme artiste visuelle, notamment, est basée sur la paix. Est-ce qu'un bed-in aurait le même résultat aujourd'hui?

R En 1969, nous n'étions pas acceptés par tous, certainement pas dans tous les médias, mais aujourd'hui, le message est passé. Près de 99% des gens sur la Terre veulent la paix dans le monde. Ce n'est que 1% de la population qui pense que la solution des problèmes passe par la violence. Leurs intentions ne sont pas nécessairement toujours mauvaises, mais nous croyons que leur façon de changer le monde par la confrontation est destructrice.

Q Vous gardez toujours espoir. Est-ce que cela a quelque chose à voir avec l'élection de Barack Obama?

R Certainement. L'espoir est très grand au sein de la population. Ce président donne de l'espoir au monde entier, pas seulement aux Américains. Mais nous devons lui donner du temps. Nous sommes si impatients. Je crois aux mouvements populaires, provenant de la base. Au sein des groupes progressistes, au lieu de seulement critiquer, nous devrions nous concentrer sur les objectifs et les appuyer. Nous devons nous entendre entre nous. Et le soutenir, lui. Même d'un point de vue spirituel.

Q Vous ne vous impatientez jamais devant les changements qui tardent. Ça ne vous choque pas?

R Nous traversons une période difficile, mais nous ne pouvons nous permettre aucune colère. Parfois, je me sens frustrée, mais ce n'est d'aucune aide. La colère est mauvaise pour votre santé aussi. Imaginez l'impact de la colère sur le monde. Nous sommes tous dans le même bateau et si nous nous abandonnons à la colère, il risque de chavirer. Il faut être prudent. Quand John est mort, j'étais si désespérée. Je me suis sentie vieille et fâchée longtemps. Un jour, je me suis vue dans le miroir et je me suis dit que ça n'allait pas. Cette vision a tout changé pour moi. Tout tourne autour de la façon dont on voit et on ressent le monde.

Q L'exposition au Musée des beaux-arts de Montréal montrera plusieurs de vos installations et sculptures qui font réfléchir sur la paix, mais en voyant des extraits du catalogue, on peut penser qu'elle parle aussi de votre histoire d'amour avec John Lennon?

R Oui. Nous sentions tellement d'amour l'un pour l'autre que nous pouvions le partager avec le reste du monde. Nous étions très chanceux. Aujourd'hui, la situation est chaotique dans le monde. Les gens courent constamment pour régler leurs problèmes. C'est éreintant. Sans amour, c'est impossible d'y parvenir.

Q Avant même que le mot existe, vous étiez, dans vos performances et vos installations, passée maître dans l'art de l'interaction avec le spectateur. Avec Telephone Piece (un téléphone blanc sera exposé au Musée par lequel les visiteurs seront en contact direct avec l'artiste), vous leur parlez de quoi?

R (rires). La plupart des gens qui décrochent l'appareil ne croient pas que c'est moi. Est-ce que c'est bien vous?? disent-ils. Plusieurs raccrochent parce qu'ils en doutent. D'autres me demandent si je les enregistre. Ce ne sont pas de longues conversations, mais juste le fait d'entrer en contact fait du bien.

Q Vous faisiez partie d'un mouvement d'artistes très engagés dans les années 60. Est-ce que l'engagement des créateurs est toujours nécessaire, pertinent?

R Tout à fait. C'est une des raisons pour lesquelles le nouveau président a été élu. Les artistes sont aussi là pour rappeler aux gens à quel point le monde et la vie peuvent être beaux. Les jeunes y arrivent plus facilement. Quand vous ressentez profondément cette beauté du monde, vous restez jeune.

Q C'est à cette époque que vous avez fait votre première visite à Montréal. C'était avec John Cage. Vous en souvenez-vous?

R Oui, c'était en 1961 lors d'un festival d'arts et de musique. Pour la première fois, il était écrit dans mon passeport que j'étais compositrice. J'étais enfin reconnue et ça m'a fait plaisir. Je ne suis pas retournée autant que j'aurais voulu, mais je suis très heureuse d'avoir pris part aux discussions sur le spectacle Love du Cirque du Soleil.

Q Vous êtes une pionnière de l'art éphémère et des happenings comme expressions de la vie. Personnellement, que souhaitez-vous que les gens retiennent de vous?

R Comme ils le souhaitent. (rires). Je n'ai aucun contrôle là-dessus. La chose la plus importante pour moi a toujours été de faire de mon mieux dans cette vie. Ne pas trop regarder en arrière, ni en avant. La passé et l'avenir sont dans le présent.

Q Et comme artiste?

R Je m'adresserais à mes collègues artistes pour leur dire que nous sommes très privilégiés d'être des artistes. Mais n'importe qui peut devenir un artiste. Chaque individu a cette part de créativité et de sensibilité en lui.

Q Est-ce que les gens vous accusent toujours d'avoir été la cause de la rupture des Beatles?

R Les gens le disent encore. Vous savez, peut-être allaient-ils se séparer de toute façon avant je ne sois là. Mais si je l'avais fait intentionnellement, si j'avais mal agi, je le sentirais au fond de moi. Je me sentirais coupable et triste. Ce n'est vraiment pas le cas.

Q Chez ceux qui le disent, on a l'impression qu'il s'agit d'une reconnaissance de l'importance primordiale de John au sein des Beatles, non?

R Je crois qu'il était le Beatle le plus important. Il l'est toujours. Son message l'est toujours et, dans ce sens, il est toujours vivant.

Q Vous sentez toujours sa présence?

R Oui, beaucoup. Et je pense qu'il est totalement heureux de cette exposition, tout comme moi. Nous y étions ensemble et c'était le plus beau moment de notre vie. C'était magnifique.




Les entreprises redoutent une baisse du tourisme

21 03 2009

( Ross Marowits - La Presse Canadienne - Montréal ) - Les entreprises touristiques canadiennes prévoient qu'elles laisseront des milliers d'étudiants et de travailleurs saisonniers dans la dèche, cet été.

Le Conference Board du Canada a indiqué que le tourisme devrait baisser de cinq pour cent durant la période estivale. Cela s'ajoute aux trois pour cent de l'année précédente.

Dans la région de Montréal, l'annulation du Grand Prix du Canada pourrait priver les entreprises et les différents ordres gouvernementaux de 75 millions $ en revenus.

Seulement 49 pour cent des Canadiens sondés en janvier ont indiqué qu'ils prévoyaient prendre des vacances cet été, contre 54 pour cent en 2008.

La chute se fera principalement sentir au Canada, car le nombre de visites aux Etats-Unis et à l'étranger devrait demeurer stable.

«Ce que ça signifie pour l'industrie locale, c'est que moins d'étudiants seront engagés dans les hôtels et les restaurants», a dit David Redekop, associé principal en recherche du Conference Board du Canada.

Environ 1,6 million de Canadiens sont employés par le secteur touristique chaque année.

Même si la dévaluation du huard procure aux Américains un pouvoir d'achat supérieur, la récession économique et les nouvelles exigences en matière de passeport datant de juin dernier devraient limiter le nombre de voyageurs des Etats-Unis.

Selon Randy Williams, président l'Association de l'industrie du tourisme du Canada, les touristes des Etats-Unis ont diminué de 40 pour cent au Canada depuis 2002.

«Il y a beaucoup de préoccupations sur le terrain et ce sera une année éprouvante, a-t-il confié. Nous espérons que 2010 nous permettra de rebondir et de combler ces pertes.»

M. Williams estime que les exigences américaines aux douanes créeront de la confusion au sein de la population, particulièrement du côté des Etats-Unis. Moins de 30 pour cent des Américains possèdent un passeport, contre 43 pour cent des Canadiens.

La nécessité de détenir un passeport valide pourrait aussi augmenter le déficit touristique entre les deux pays à plus de 12 milliards $, une augmentation d'un milliard $ depuis 2007, selon M. Williams.

Les dépenses des Américains au Canada ont également baissé depuis cinq ans. En 2002, le déficit était de 1,5 milliard $.

Le président de l'Association hôtelière du Canada, Tony Pollard, a par ailleurs souligné que les touristes regarderont davantage pour la valeur et risquent de choisir des établissements plus accessibles, afin de réduire leurs dépenses.

M. Pollard a ajouté que le nombre de touristes devrait diminuer particulièrement en Alberta, en Ontario et au Québec.




Sondage : Les libéraux reprennent du poil de la bête

21 03 2009

( Joël-Denis Bellavance - La Presse ) - Les libéraux de Michael Ignatieff ont pris la tête dans les intentions de vote pour la première fois depuis les élections fédérales du 14 octobre, révèle un sondage exclusif réalisé par la firme Nanos pour le compte de La Presse et du Toronto Star.

Ce sondage, réalisé du 13 au 18 mars derniers auprès de 1002 Canadiens, accorde 36% des appuis au Parti libéral du Canada contre 33% au Parti conservateur de Stephen Harper. Le NPD recueille pour sa part 13% tandis que le Parti vert doit se contenter de 8%.

Au Québec, le Bloc québécois maintient sa première place dans les intentions de vote à 36%. Mais les libéraux, qui ont été boudés aux élections de 2006 et de 2008 par une forte majorité des électeurs de la Belle Province, reprennent du poil de la bête avec Michael Ignatieff: ils suivent le Bloc québécois de près avec 32%. Signe incontestable que le Parti conservateur a perdu des plumes depuis quelques mois au Québec, les troupes de Stephen Harper n'y obtiennent que 19% des appuis. Le NPD suit loin derrière avec seulement 7%.

Tendance lourde

Certes, l'avance de trois points de pourcentage que détient le Parti libéral sur le Parti conservateur à l'échelle nationale se trouve dans la marge d'erreur du coup de sonde (3,3 points, 19 fois sur 20), mais le président de la firme Nanos, Nik Nanos, estime qu'il s'agit d'une tendance lourde qui devrait inquiéter les conservateurs: «Depuis quelques semaines, l'appui au NPD est en baisse et les électeurs ont déserté ce parti au profit des libéraux. On assiste à une consolidation du vote anticonservateur qui profite au Parti libéral. C'est le pire des scénarios pour les conservateurs.»

Aux dernières élections, le Parti conservateur avait recueilli 38% des suffrages et remporté 143 sièges. Le Parti libéral, alors dirigé par Stéphane Dion, n'avait obtenu que 26% des voix - le pire score de toute son histoire - et récolté seulement 77 sièges. Pour sa part, le NPD s'était assuré de 18% des suffrages, un score qui lui a permis d'obtenir 37 sièges. Le Bloc québécois a remporté 49 sièges avec 38% des voix au Québec.

La donne est également en train de changer en Ontario, toujours au profit des libéraux de Michael Ignatieff. Dans cette province, qui détient plus du tiers des 308 sièges à la Chambre des communes, le Parti libéral consolide son avance dans les intentions de vote. Il récolte en effet 44% des appuis tandis que le Parti conservateur doit se contenter de 31%. Le NPD de Jack Layton arrive loin derrière avec 14%. Historiquement, le Parti libéral peut espérer remporter la majorité des sièges de cette province s'il détient au moins cinq points de pourcentage d'avance sur les conservateurs.

«Les libéraux ont réussi à augmenter leur avance en Ontario et c'est probablement le résultat de la crise économique. Dans le passé, les électeurs de l'Ontario ont eu plutôt tendance à être influencés par la situation économique et à punir les gouvernements sortants», a analysé M. Nanos.

Mince consolation pour Harper

Seule consolation pour les conservateurs, Stephen Harper est perçu par le plus grand nombre de Canadiens comme étant le meilleur leader pour occuper le poste de premier ministre avec 33%. Mais Michael Ignatieff, qui est aux commandes du Parti libéral depuis décembre seulement, commence à le chauffer sérieusement à ce chapitre: 27% des répondants le choisissent. Seulement 12% des personnes interrogées optent pour le chef du NPD, Jack Layton.

Mais au Québec, Stephen Harper semble être devenu un boulet pour son parti, selon Nik Nanos. En effet, seulement 14% des personnes interrogées estiment qu'il est le plus apte à diriger le pays, soit presque deux fois moins que Michael Ignatieff (26%). Même Jack Layton (19%) devance Stephen Harper.

«Les conservateurs ne peuvent compter sur la popularité de Stephen Harper au Québec pour augmenter leurs appuis dans la province », soutient M. Nanos.

Il faut noter toutefois que la marge d'erreur des résultats régionaux est plus élevée (6,2 points de pourcentage au Québec, 253 répondants) que celle des résultats nationaux. On peut consulter les résultats complets du sondage à www.nanosresearch.com. La firme Nanos est celle qui avait prédit avec le plus de précision les résultats des élections fédérales de 2004, 2006 et 2008.